‹ Journal d'un bourgeois de Paris pendant la terreurChapitre 211 sur 230 · Ihid · texte numérisé non relu

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révolution nouvelle, que l'on appelle ûéikla. Révolution du 31 mai.

A défaut d'un tableau complet, impossible à tracer au lendemain d'un si grand événement, voici du moins les traits les plus caractéristiques de la séance du 2 juin, les épisodes qui m'ont le plus vivement frappé, parmi ceux dont les Tuileries ont été avant-hier le théâtre.

J'avais réussi, grâce à l'huissier Berthollet jeune \ à entrer au château. Un instant, je me trouvai, dans l'un des vestibules du rez-de-chaussée, au milieu d'une foule en tumulte. 11 y avait là beaucoup de femmes; et quelques-unes rappelaient, avec de grands éclats de voix, qu'elles ne visitaient point les Tuileries pour la première fois et que déjà elles y étaient venues au 20 juin et au 10 août. Cependant un homme, monté sur les degrés de l'escalier, faisait signe qu'il voulait parler. Le silence se rétablit à la fin, et l'orateur, après quelques mots énergiques, invita les assistants à faire le serment de ne laisser sortir personne de la salle, tant que le décret contre les traîtres du coté droit ne serait pas voté. Aussitôt toutes les mains se levèrent; le serment fut prèle avec enthousiasme, par les femmes, en particulier, avec une passion extraordinaire. 11 était alors deux heures et demie-. A partir de ce moment, les députés ont été tenus en chartre privée. Lorsque, sur lo motion de Barère, ils sont sortis j^our

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