‹ Journal d'un bourgeois de Paris pendant la terreurChapitre 213 sur 230 · Le Ri'-piihlicain frnnçaif!, n" 202, du 5 juin · texte numérisé non relu

Le Ri'-piihlicain frnnçaif!, n" 202, du 5 juin

point d'ailleurs restée au-dessous de ce magnifique début. Il a terminé par ces paroles, — j'allais dire par cette prophétie :

Cassez dès ce moment toutes les autorités que les lois ne connaisseat pas; défendez à toutes personnes de leur obéir; énoncez la volonté nationale : ce ne sera pas en vain ; les factieux seront abandonnés des bons citoyens qu'ils abusent... Si vous n'avez pas ce courage, c'en est fait de la liberté. Je vois la guerre civile, qui est déjà allumée dans nia patrie, étendre partout ses ravages; je vois l'iiorribh' monstre de la dictature ou de la tyrannie, sous quelque nom que ce soit, s'avancer sur des monceaux de ruines et de cadavres, vous engloutir successivement les uns les autres, et renverser la république ^

Peu s'en est fallu que le courage de Lanjuinais ne produisit ce prodige d'attendrir les tigres de la Montagne. Au moment du vote, elle parut hésiter à le décréter d'accusation, et l'un des plus fougueux de ses membres, Chabot, dit assez haut à Legendre : Pourquoi est-il dan.< la liste? /*..., cest un bon b...-[ Mais deux autres Montagnards allèrent alors de bancs en bancs, en criant, en hurlant : Lanjuinais catholique...., catholique..., catholique^. — Catholique ! c'est là le crime irrémissible, et l'arrestation de Lanjuinais a été décrétée. Catholique, le député de Rennes l'est en effet, et il faut remercier ces deux excellents

\. Discuurs de Lunjuinnig, cW-i^uU' par le di-purleinent de l'Ille-et- Vilaineà laConrention nalionile, provonré le dimancfte 2 juin 1193, et Détails tri-s rirconslanciés des faits les plus mémorables de cette journée. (Publié en juin 1793.,

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