Ibid
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Montagnards crêtols \ qui ont voulu que l'héroïque député breton fût arrêté à ce titre, — et non à titre de Girondin. Girondin, Lanjuinais ne l'est pas -; et je tiens à le rappeler avant de montrer quelle a été la conduite des chefs de la Gironde dans la journée du 2 juin.
Dans la matinée, et avant l'ouverture delà séance, ils étaient tous réunis, rue des Moulins, chez leur collègue Meillan, député des Basses-Pyrénées. La plupart y avaient passé la nuit, étendus sur des chaises^. Il y avait là Brissot, Vergniaud, Gensonné, Guadet, Buzot, Petion, Salle, Grangeneuve, Barbaroux '% etc. Au lieu d'aller à la Convention, ils résolurent d'attendre les événements. Comme au 10 mars et au 31 mai, ils désertaient le champ de bataille à l'heure décisive. Seul, Barbaroux a compris ce qu'une telle conduite avait de honteux. Malgré les etforts faits pour le retenir, il est allé à son poste, à son devoir"'. Meillan a tenu également à se rendre à l'Assemblée, promettant à ses collègues de leur envoyer des nouvelles d'heure en heure'"'. Vergniaud Ta accompagné; mais, à la différence de Barbaroux, qui est resté jusqu'au bout, il n'a pas tardé à quitter la salle, sans avoir rien tenté pour sauver ses amis. Quand il s'est retiré, — il pouvait être à ce moment une heure après-midi', — ses adversaires ne lui
1. L'abljé Geurycl, Mcinolfcs pour sercir û riiiistuirc dcii évcnnments de In fin du. dix-luiilii-mc au-cle, depuis 1760 jusqu'à ISJO. ■ 2. Voyez Ut. Légende des (nrondin>^, pp. 182 cl suiv.