‹ Journal d'un bourgeois de Paris pendant la terreurChapitre 218 sur 230 · Séanco du 11 juillol · texte numérisé non relu

Séanco du 11 juillol

•î8U l'Aïas i:n 1793

vient réclamer sa mise enlibcrlé. a Le Conseil général, dit l'orateur de la Commune, défendra l'innocence jusqu'à la mort. 11 demande que vous rendiez k ses fonctions un magistrat estimable par ses vertus civiques et ses lumières. Du reste, les arrestations arbitraires sont, pour les hommes de bien, des couronnes civiques'. » A quelques jours de là, nouvelles députations de la Commune et des sections. Elles sont admises aux honneurs de la séance; l'Assemblée décrète l'élargissement d'Hébert et la cassation de la Commission des Douze.

Le 29 mai 1792, les députés Brissotins ont voté la dissolution de la garde constitutionnelle du roi. Comme l'état-major de la garde nationale et certaines compagnies d'élite étaient restés sympathiques à la cause de Louis XVI, ces mêmes députés, d'accord avec Petion et la Commune, ont fait décréter, quelques jours avant le 10 août, la réorganisation d'un nouvel état-major, — la punition des officiers qui donneraient d'autres ordres que ceux émanés de l'autorité civile, — la distribution des canons des soixante bataillons entre les quarante-huit sections, — la suppression de toutes les compagnies d'élite, comme contraires à l'égalité. En même temps qu'ils enlevaient au roi ses défenseurs, ils décidaient la formation, sous les murs de Paris, d'un camp de vingt mille hommes, composé des fédérés des départements; le 11 juillet, ils décré-

Page 1