‹ Journal d'un bourgeois de Paris pendant la terreurChapitre 219 sur 230 · Sôance du 25 mai · texte numérisé non relu

Sôance du 25 mai

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talent que chacun de ces fédérés recevrait une paie de 30 sous par jour.

Au 10 mars, les fédérés du Finistère et de la Loire- Inférieure ont sauvé les députés de la Gironde. Buzot et ses amis, après avoir proposé vainement la création d'une garde départementale, qui aurait été pour eux ce qu'était pour Louis XVI la garde constitutionnelle, essaient de retenir à Paris les volontaires venus des départements. La Montagne demande que ces volontaires soient tenus de se rendre aux frontières sous trois jours. Celle proposition n'est pas adoptée, mais la Convention décrète que « les corps armés envoyés à Paris par les départements maritimes y retourneront pour défendre la patrie, et que les volontaires qui les composent seront, comme les autres citoyens, en état de réquisition permanente'. » — Avant le dO août, les Girondins ont fait venir à Paris les volontaires de Marseille et de la Provence; avant le 2 juin, Hanriot rappelle dans la capitale les volontaires parisiens qui sont en route pour la Vendée. Et comme il faut que les événements qui ont précédé la chute de la royauté aient exactement leur contre-partie dans les événements qui précèdent la chute de la Gironde, à l'exemple de la Législative, qui avait voté la formation d'un camp de vingt mille hommes sous Paris, la Convention vote la formation sous Paris d'un camp de quarante mille hommes, et décide qu'aucun ex-noble ne sera admis dans cette armée, ni comme officier, ni comme

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