Séance tlu 5 mars 1793. Monileitr du 6 mars
soldai '. Elle décide également quuulre cette arrnve <h sans-culottes, il sera créé une (jarcle da peuple, salariée par la nation"-.
A ces rapprochemenls, combien d'autres seraient à Jijouter! Jamais la loi du talion, jamais le vieil adage : P-dlere Icjem qaam fecisti, n'a reçu plus nombreuses, plus frappantes applications.
A la veille du 10 août, plusieurs députés du côté droit. Froudière, Lacretelle aîné, Soret, Calvet. Oua- Iremère, Deuzy, Desbois. Mezières, Regnault-Beaucarron, Dumolard, Jollivet, Stanislas de Girardin, dénoncent à l'Assemblée les violences dont ils ont été victimes : des volontaires, coiffés du bonnet rouge, leur ont jeté de la boue et des pierres, les ont menacés de la lanterne. Leurs plaintes sont accueillies, sur les bancs de la Gironde, par des exclamations ironiques : « En quel endroit, leur crie-t-elle, avez-vous donc été frappés •'? »
Mais voici qu'à la veille du 31 mai nos rieurs se plaignent à leur tour d'être insultés et menacés par les forcenés qui occupent chaque jour les avenues de la Convention. La Montagne répond par des ricanements et des haussements d'épaules. « Depuis deux ans, s'écrie Marat, on entend vos lamentations, et vous n'avez pas une égratignure à montrer à vos commettants '! »