‹ Journal d'un bourgeois de Paris pendant la terreurChapitre 221 sur 230 · éancc du 20 mai · texte numérisé non relu

éancc du 20 mai

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Dans k séance du 9 août 1792, la voix du courageux Vaublanc est couverte à plusieurs reprises par les cris des tribunes. Le président donne des ordres pour qu'elles se tiennent silencieuses, mais ces ordres sont méconnus. « J'entends sans cesse, dit Vaublanc, invoquer contre les tribunes l'autorité de l'Assemblée, et cette autorité est sans force. N'est-il pas ridicule d'entendre le président rappeler vingt fois les tribunes à l'ordre, et sa voix être toujours couverte par des murmures? Il vaut mieux qu'une bonne fois nous déclarions que nous sortirons d'ici. » Le côté droit appuie les paroles de Vaublanc et veut que Petion soit appelé à la barre pour déclarer, oui ou non, s'il répond de la sûreté des représentants de la nation. Isnard et Ciuadet s'élèvent avec violence contre cette motion et la font rejeter. Puisque les tribunes sont pour elle, la Gironde estime que leur intervention dans les débats de l'Assemblée est légitime et salutaire.

Nous sommes en mai 1793; pas de séances où Vergniaud et ses amis, devenus le côté droit, n'aient à lutter, comme autrefois Vaublanc et ses collègues, contre les vociférations des tribunes. « Comment, s'écrie maintenant Vergniaud, comment peut-on espérer sauver la République, si on ne parvient à faire cesser ces troubles scandaleux qui arrêtent la marche de vos délibérations, ces ardentes clameurs, ces huées avilissantes qui viennent apporter le désordre au sein de la Convention ^ ? » 11 parle en vain ; on rit de ses

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