La Réculutioii, par Edgard Quim-l, I
2. Convention nationale, séance du 31 mai 1793. « J'examine, dit Guadet, d'après les pouvoir^ fléposés sui- le Ijiircau, quels sont ceux qui se sont présentés à votre barre, je vois que ce sont des députés lie vingt-six sections seulement. (Plusieurs voix : C'est faux! Ils sont envoyés par les quarante-huit sections de Paris.) Guadet : « Que ceux qui ne veulent pas me croire viennent eux-mêmes examiner les pouvoirs. «
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approche. Au château, le trouble est extrême. Seul, le roi est calme, impassible. On lui dit que sa présence électrisera les citoyens armés, postés dans les cours et dans le jardin. Il sort, accompagné de quelques officiers et commence la revue par les corps stationnés dans la cour royale. Il visite successivement tous les postes des cours qui avoisinent la place du Carrousel; puis il pénètre dans le jardin, va du côté de la terrasse du bord de l'eau et se dirige vers le Pont-Tournant. Les cris de vive le roi ! nombreux dans la cour royale avaient été sans cesse diminuant; ceux de vive la. nation ! s'étaient au contraire multipliés, et à la fin le malheureux Louis XVI avait été accueilli par des cris menaçants, par de véritables vociférations : Vivent les sa,ns-culottes ! A bas le veto ! A bas le roi ! A bas le gros cochon ' ! Quand le roi rentra, la reine dit tout bas à M'"* Campan : « Tout est perdu, celte revue a fait plus de mal que de bien - ! »
Le 2 juin, c'était aux membres de la Gironde de sortir du château, de traverser ces cours, ce jardin, d'entendre les mêmes insultes et les mêmes menaces, et de rentrer aux Tuileries pour y être renversés à leur tour.
La Convention, le président Hérault-Séchelles à sa lêté, descend le grand escalier, traverse le vestibule, arrive dans la cour royale et se dirige vers la porte qui
1. Pruccs-fcrbai des cvénemerUs rolaiif'ii à tn jounii'c du 10 août ot dans Icaquelsje soussigné, J. J. Leroux, officier municipal et administrateur du département des domaines, finances et impositions de la ville de Paris, ai été acteur ou témoin. (1" septembre 1792, IV^ de la liberté.)