Le Républicain français, n" du 23 février 179ii
6S! l'Aïus r:\ 1703
mettre des planches pour que les citoyennes blanchisseuses pussent revenir des bateaux sur le quai, sans risquer de se mouiller les pieds; ils les ont ensuite invitées poliement à se retirer. Tout cela s'est exécuté, de part et d'autre, avec la plus grande civilité '.
Pendant que les blanchisseuses, leur petite expédition terminée, se dirigeaient vers la Convention, les groupes de femmes et d'enfants qui s'étaient formés devant les boulangeries, plus nombreux ce jour-là et p'us tumultueux que les jours précédents, se rendaient auprès du nouveau maire, le citoyen Pache-. puis, au sortir de la maison commune, allaient à leur tour à la Convention.
L'Assemblée reçut d'abord la. députation des blanchisseuses, dont la pétition se terminait par ces mots : « Vous avez fait tomber sous le glaive des lois la tète du tyran ; que le glaive des lois s'appesantisse sur la tête des sangsues publiques. Nous demandons la peine de mort contre les accapareurs et les agioteurs ^.n
Immédiatement après, une autre députation était admise à la barre, c'était celle des citoiiennes révolutionnaires, qui tiennent leur séance dans la salle de la bibliothèque des ci-devant Jacobins.
Le président Dubois-Crancé invita les pétitionnaires aux honneurs de la séance, en leur annonçant que la Convention s'occuperait de l'objet de leurs demandes dans sa séance du mardi.