‹ Journal d'un bourgeois de Paris pendant la terreurChapitre 4 sur 230 · Histoire des Montagnards, par Alphonse Esquiros, II · texte numérisé non relu

Histoire des Montagnards, par Alphonse Esquiros, II

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clameur contre l'assassin, sans que le maUre de rétnblisseraent, ses nombreux agents et ses convii'es, se soient employés à saisir le meurtrier, qu'ils ont tous pu voir, auquel plusieurs cV entre eux ont adressé la parole longtemps après le coup, et qui s'est évadé sans rencontrer aucun obstacle, ainsi qu'il est constaté par tous les procès-verbaux dressés au sujet de ce déplorable événement...

Cette affiche est signée : Bernard, président; C. Bnsire^ vice-président; Tallien, secrétaire; Rovère, secrétaire; Ruamps; Montant; Lamarque; Legendre, de Paris; Lasource ; Chabot et Ingrand, membres du Comité ^

Le fait que signale le Comité de sûreté générale et qui est à la connaissance de tout Paris, cette sorte d'assistance prêtée au meurtrier de Lepeletier, celte semi-complicité de tous les assistants, qui n'éprouvent aucune horreur en face de l'assassin, parce que la victime est un des juges de Louis; cet autre fait, constaté également par le Comité, que Deparis n'a pas craint de se montrer au café de Foy, trois heures après le meurtre de Lepeletier ^ : tout cela ne montre-t-il pas bien quels sont au vrai les sentiments de la population parisienne, et qu'à l'exception des énergumènes de

1. Comité de sûreté gènih-alf^ dp In Convention nationale. Imprimé par ordre de la Convention. In-8», 3 pages. — Le Comité de sûreté générale, d'où est sorti le Comité de salut public, était l'œuvre des Girondins. Dès le 9 juillet 1792, Brissot, leur ehef, demandait à l'Asseniblêe législative « d'instituer dans son sein une commission de sûreté, peu nombreuse, un comité choisi parmi les hommes les plus actifs, les plus vigilants, les plus intrépides, les plus inflexibles, et qui serait chargé de l'e-xamen de toutes les accusations de crime de trahison «. (Moniteur du 10 juillet 1792. i

2. Arrêté dit Comité de sûreté générale, cité dans les Rérolulions de Paris, t. XV, p. 24ô.

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clubs et de sections, presque tous, bourgeois et hommes du peuple, ont vu avec une douleur profonde, avec une stupeur indignée, la condamnation et le supplice de Louis XYP?

La Convention a décrété qu'une somme de 10,000 livres serait accordée à la personne qui dénoncera Deparis; son signalement a été envoyé partout; je le retrouve jusque sur ma porte :

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