‹ Journal d'un bourgeois de Paris pendant la terreurChapitre 53 sur 230 · Lrs Rprolritions dp Purin, t. XV. p · texte numérisé non relu

Lrs Rprolritions dp Purin, t. XV. p

PARIS EX 179if lOr,

Dans la nuit du 8 au 9 mars, le Comité de surveillance des Défenseurs de la République une et indivisible des départements \ séant aux Jacobins de la rue Saint-Honoré, a pris un arrêté invitant toutes les sections de Paris à se déclarer en état d'insurrection, à faire sonner le toscin, à détruire les imprimeries des journaux de Brissot, Gorsas et autres de même nature, et à se transporter à la Convention pour en chasser « les députés factieux «. Dès l'aube du jour, les conjurés ont envahi les abords de la salle du maoège, occupé toutes les issues, intimé aux sentinelles l'ordre de refuser l'entrée aux femmes qui se présentera'ent, parce qu'il s'agissait de « faire un coup ». Lorsque la séance s'est ouverte, les tribunes regorgeaient de spectateurs, armés pour la plupart, mais qui ne se sont portés cependant à aucun acte de violence. Ils ont trouvé sans doute que la Convention, en délibérant, comme elle le faisait ce jour-là, sur l'établissement d'un tribunal révolutionnaire, faisait une bonne besogne et qu'il convenait de ne l'en point distraire.

Si la principale partie du programme ne reçut pas ce jour-là son exécution, il n'en fut. pas de même de celle relative au pillage des imprimeries. Une bande de deux à trois cents hommes, armés de pistolets, de sabres et de marteaux, et dirigés par Lazowski, un des héros du 10 août, a saccagé, dans la soirée du 9, l'imprimerie du Courrier des départements ^, rue

1. Sur les Défenseurs de lu République, voyez ci-dessus chapitre v.

Page 1