Journal de Gorsas, député de Seine-et-Oise
lOG PARIS EN 1703
Tiquelonne, n'' 7, et celle de la Chronique de Paris '. rue Serpente, n° 17.
Il était 9 heures du soir quand les émeutiers sont arrivés rue Tiquelonne. Ils ont enfoncé les portes de Gorsas, brisé les casses et les presses de son imprimeries, mis le feu à sa maison. Gorsas n'a dû la vie qu'à son sang-froid. Il a passé, sans trahir la moindre émotion et sans être reconnu, au milieu d'une cinquantaine de brigands qui parlaient de lui brûler la cervelle. Arrivé au bas de l'escalier, il trouve la porte gardée par des gens armés qui ne laissaient passer personne. Il se dirige alors vers la cour, gagne un mur que garnissait un treillage, l'escalade et passe dans une maison voisine, d'où il vole à sa section -.
Leur besogne terminée rue Tiquelonne, nos gens se rendent rue Serpente, à l'imprimerie de Garnery et de Fiévée, Garnery était absent. Sa sœur se trouvait dans les bureaux. On lui met deux pistolets sur la gorge et on lui dit : « Si lu cries, tu es morte •"'. » Fiévée^ accourt; on le menace à son tour de le tuer.