Ri'jcoUilions de Po.ris, t. XV, p
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ments, tel était l'orJre du jour de la terrasse des Feuillants et des groupes qui s'étaient Formés sur les places et dans les principales rues. Elles retenlissnient de motions, de prédications de toute espèce, mêlées au récit des désastres de l'armée et de la trahison des généraux. Malheur à q u aurait osé contredire les bruits absurdes de la perte de toute la Belgique, du siège de Givet, du siège de Valenciennes, de la prise de Verdun * !
Daus la soirée, la fermentation augmenta encore. Une foule tumultueuse se presse aux Jacobins, où Varlet, DesDeux, Lazowski, Fournier l'Américain et les autres meneurs s'étaient donné rendez-vous. Le cliquetis des armes se môle aux clameurs les plus effroyables, aux harangues les plus désordonnées -. DesDeux dénonce la trahison de Brissot, de Pelion, des intrigants qui siègent au côté droit. « Tant que ces gens-là, dit-il, seront parmi vous, vous ne ferez rien. Il n'est que temps de vous en débarrasser. Il faut les mettre tous en état d'arrestation chez eux; il faut appeler les suppléants, ou faire nommer d'autres dépu'és par le peuple; alors tous les obstacles disparaîtront et la patrie sera sauvée ^, » Un militaire appuie, en termes violents, la motion de Desfieux. Un autre soldat lui succède à la tribune, et répète trois fois le mot : Vengeance! h Citoyens, s'écrie-l-il, les satellites des brigands couronnés nous ont égorgés à