l'Aiîis i-N 1T
aussi vil-on se tourner vers eux les adorateurs du soleil levant, et tel qui maintenant siège à la Montagne croyait alors prudent d'être des nôtres. Barère fut pendant quelque temps fort assidu à nos séances; il les présida même quelquefois'. Un homme qui est aujourd'hui l'un des séides de Robespierre, Loui-.î de Lavalette-, se faisait remarquer à nos réunions par l'ardeur de son zèle^.
(( Ces beaux jours durèrent peu.
(( Les Feuillants avaient pris, comme les Jacobins, et à plus juste titre, le nom de Société dos Amis de la Constitution. Mais là n'était pas le difficile; ce qui l'était réellement, c'était d'accaparer le journal de la Société'', ce formidable instrument de propagande; c'était d'attirer à soi les sociétés affiliées qui couvraient toute la France. Nous échouâmes dans celle entreprise, et un peu par notre faule. Notre règlement excluait (( tous ceux qui n'étaient pas citoyens actifs ou fils de « citoyens actifs ». Mesure fort honnête assurément et au fond très raisonnable, mais qui nous aliéna immédiatement presque tous les Jacobins de province. De nombreuses adhésions ne tardèrent pas à arriver à nos rivaux; le vide se fit peu h peu autour de nous. Les députés qui avaient déserté les Jacobins s'aperçurent bien vite qu'ils ne trouveraient pas aux Feuillants les
1 ii's.s.ii.s )iisluriqno>t sur /es causca ol /es effolA ilo lu ni'-roliilion. lie France, par Beaulicn, t. III, j). 48.
2. Exociité le 10 tliprniiilni- an II i2S jiiillol 1794). rnniino complico de Rol)ospicrro.