‹ Journal d'un bourgeois de Paris pendant la terreurChapitre 84 sur 230 · Beaulieii, t. III, p. 4S · texte numérisé non relu

Beaulieii, t. III, p. 4S

4. JournnI dr-s déhut^ de la Soc'iéh- r/es Amis île l:i Cniinlihitiiiii . sr-anto aux .Tafnliin<. à Paris. In-J".

mêmes cavantages; que contenir, modérer le peuple, ne serait ni aussi facile, ni aussi jjopulaire que le pousser en avant et lui lâcher la bride, et qu'après avoir recueilli ses applaudissements, il faudrait s'exposer à ses huées. Dès le 7 août 1791, Anthoine, l'un de nos secrétaires, faisait sa soumission aux Jacobins et déclarait sans vergogne « n'être allé aux Feuillants que pour déjouer les complots des ennemis de la patrie ». A son exemple, les Constituants abandonnèrent l'un après l'autre notre malheureux club, qui se trouva bientôt réduit à un nombre infime de membres. J'étais de ce petit bataillon qui sauva du moins l'honneur du drapeau. Pendant près de deux mois, jusqu'à la réunion de l'Assemblée législative \ nous parvînmes à faire croire aux départements, par une correspondance d'une activité singulière, que la grande Société des Amis de la Constitution existait toujours, non aux Jacobins, mais aux Feuillants, où nous étions de plus en plus nombreux, où nous recevions sans cesse des affiliations nouvelles. Or, voulez-vous savoir combien nous étions à ce moment? Huit, pas un de plus"-.

« Dès les premiers jours de la Législative, quelques Constitutionnels vinrent aux Feuillants. La plupart d'entre eux, cependant, effrayés de notre petit nombre, crurent préférable de former une Société entièrement nouvelle et composée uniquement de députés. Elle s'assembla dans l'hôtel du feu maréchal de Richelieu ^.

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