‹ Journal d'un bourgeois de Paris pendant la terreurChapitre 87 sur 230 · Beauliou. t. III. p · texte numérisé non relu

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el par celle qui en assiégeait les abords. Ce fut un très jeune cbirurgien, nommé Bol, qui le premier fit entendre ce cri; l'idée, il faut l'avouer, était assez heureuse, notre président, M. d'André, élant l'inventeur du journal-affiche que la Cour faisait publier chaque matin sous ce titre : le Chant du coq ^ Nous avions tenu bon contre les injures. Devant celte malice, nous ne pûmes que quitter la place. Comme il pleuvait, et que plusieurs Jacobins, le parapluie sous le bras, circulaient au milieu de la foule dont la rue était pleine et y semaient leurs agitations, le bruit courut le lendemain dans tout Paris que nous avions été chassés à coups de parapluie.

« Nous continuâmes néanmoins à nous assembler les jours suivants; les mêmes scènes se renouvelèrent. On SB décida alors à adresser au maire une dépulation pour rinviler à nous garantir le libre exercice de nos droits. Je fus l'un des députés. Pelion, qui était de nos ennemis, se contenta de nous donner un ordre pour l'officier de police de l'arrondissement, lequel devait (( prendre tous les moyens de conciliation propres « à rétablir la paix entre les membres de la Société et « les personnes étrangères qui s'introduisaient dans « leur salle. » Nous nous rendîmes aussitôt chez cet officier de police, qui, animé à notre endroit des mêmes sentiments que le maire, remplit fidèlement ses intentions. Il nous accompagna aux Feuillants, où nous trouvâmes la séance commencée et la tribune occupée

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