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BB FÉYSIBB.— 21^ DfiCBMBBE 1847. 55
maïs transformé, son action est grande, sans doute ^ XDAÎs il est permis d'attendre, pour les juger, de les SToir tus à VomYre, ces fils de la terrible montagne! Le talent inoontestalile de MM. Arago, Ledru-Rollin, et Louis Blanc illustre ce parti, sans loi acquérir une confiance qu'ébranlent parfois ime polémique mutilemieat violente et le dé&ut de déTéloppement de leur système social.
Quant à M. de Genoude, esprit logique, consciencieux, érudit, il voit très bien qu'une réforme religieuse dmt aooompagiiery inspirer les réformes sociales et politiques demandées. Mais il est seul; ses doctrines ne trouvent que trop peu d'écho parmi les Catholiques et les Légitimistes. • • . Ceux qui croient à sa bonne foi cndgnent de le vœr repoussé par ses amis triompkantB, oomme jadis M. de Chateaubriand.
Aucun des partis ne présente à la France les garanties qu'elle demande, avant de se décider à un effort suprême pour reprendre sa marche. Anoun !
Pourtant les événements se pressent, les peuples se lèvent, les questions s'accumulent. H faut répondre à l'Humanité, qui demande à la France le mot d'ordre ou de signât Ille&ut. Desréformes ne suffisent plus, des changements de ministère ou de d^Tiastie sont inutiles à l'Europe ; les améliorations ne remédieront à quelques maux qu'en créant à rinstant de nouvelles misères. Ainsi la libre ooncurrenoe a détruit les monopoles du moyen-âge, pour y substituer les souârances du Prolétariat!
56 JOURNAL J>*UN OCmBAlXAnT
En 1832, im Dépaté intégie^ C») doux, him Wfilaniy allait quitter Paris, désespéré de son im»
puissance pour le bien, effrayé des tendances des conservateurs, tremblant pour le fragile édiûce de 1830, et mécontent de tons les hommes, de tons les partis qni ehmliaifln.t on à k modifier on à le changer.
— ^Maia n'y a-t-il pins d'espérance ? lui deman-i dait-on.
— Eh! madame, ce n'est m nn changement de
ministère, ni une Révolution qu'il nous faut ; c'est
une KÉGÉNÉRAXION SOCIALE TOUT £NTIÈB£.
Ce mot résume la situation. Et comme, pour régénérer la société, il faut un {mucipe, un dogme
religieux ; comme nul homme, nulle secte, nul parti placé en éyidence ne représente un principe général^ mais une coterie, une intrigue, ou un sya-* tème exclusif, répétons le oéléfare ànathème jeté par Lamartine : Un principe, et pas de partis î"
GfiÂPITKE m.
. 25 JANVii.li 1848. — Omerture de la Session,
Enfin la Chambre des Députés commence la Session ! Les deux premières séances, agitées |ij»r plus accablantes accusations, ont mis à jour
quelques-unes dei^ affaires où s'est compromise la
« H. Debia, d^té deTam et Ôaiowie.
DE FÉvEunu — 25 JANVIER 1848. 67
probité administrative de M. Ducliàtel, et l'orgueilleuse austérité de M. Guizot. Il s'agissait de raffîôre Petit» et de la diatributioa des ipdenmitéB «ux inondas de la Loife.
Le 20 Janvier, M. Hébert présente un projet de loi GQutre le trafic des emplois publics, et M. Dupin retire la psopontion quia éyeillé rinitiativemiiiia» térielle» tout en promettent de réolamer une pénalité plus sévère contre le stellionat.
Puis M. Pould a lu un rapport impartial et cireonsteneié sur la réélection de M. ïUehond des Brus. Get konarable médedn» Député du Puy, nommé Inspecteur des Eaux Thermales de Néris, a été soumis à la réélection ; il a obtenu^ le 23 Octobre, 431 Toix contre 169. La proteetation de 49 ëlecteors s'appuie sur divm points» mais surtout sur la répartition faite par le Préfet, des fonds destinés par la Clia,mbr6 et par des milliers de souscripteurs, à secourir les TÎotimes de Tinonda* tion de la Ixnre. Ces famk aurmmt papé le bon vouloir des électeurs ministériels, les hommes de r administration ne se seraient pas oubliés, un maire auraii obtenu sept à huit mille francs. M. Chopin d'ArDOurillot le Préfet» a refusé au Oonseil Général de fournir les états de répartition. M. Tuja, Conseiller de Préfecture, a donné sa démission, en déclarant ne pas vouloir porter la solidarité des actes de radministraticm ; le Conseil G-énéral de la Haute Loire, malgré le Préfet, a demandé compte de la distribution des secours ; il a été prouvé que
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