JOUB.NAL D'UN GOMBAXTAliT
œla est-il digne F Yoob nettes Yotie majorité i de cruelles épreuves. H y a dans votre confiance
en elle quelque chose d'insolent. Quand vous venez d'apporter une loi qui est une condamnatocm. de vos actes, aux termes de la^seile il n'y apas nn tribunal au monde qui ne vous imputât le titre de complice ou d'auteur principal, et que vous dites à votre majorité : Votez pour moi. Il y a dans cette confiance quelque chose d'insolent» Wi bien ! quia. votre majorité votç pour vous M. de Peyramont> essaie de défendre M. Guizot, en affirmant que tous les Ministères depuis sauf celui de M. Passy^^ se sont rendus coupables de ces abus. Aprèsd'inutiles provocations, il s'écrie enfin: — ^''L'étalage de tous ces grands mots est tardif, car il y a longtemps que vous .auriez pu en faire Tafi^tlication à vos amis.. Dans cinq minutes^ je cèdmd sans doute la parole . à M.Thienh......." Piqué an vif> H. Thiers se
lève alors et donne à ces paroles le démenti le plus formel: — "Le démenti," dit-il, "qu'un honnête homme doit à un calomniateur!'' Le débat s'égare, sur le terrain de la jurisprudence, entre MM. Hébert,- Dupin, et de Peyramont. Mais M. Dufaure rétablit la question : — " Il ne s'agit pas de savoir si des titulaires ont vendu leur déuMssiofi, ^mais si M.. le Ministre a sollicité, secondé, exigé ce stellîonat." Et comme M. Guizot niait encore, M. Lherbette, indigné, a lu une lettre de M. Bertin de Vaux, prouvant la covDldicité, l^tiative du ministrci et igoiitiait: '*H. Ghûzot doit me faire une réponse
verbale, car il ne peut la faire par écrit.* J'ai yu^ s'écrie M. JLberbetïte, sur le théâtre le Tauxufx SB Rsumm; je -vifiiu de Toir, à wtle tnkane, le TABTim BB Prcwité ! '\ . • . Au ndlieit dee cns» des exclamations, M. Darblay, un conservateur, pEopose un Tote de blâme, et 225 voix du centre le vegettent. Il ne s'est trouvé que 146 Bépa^ qui aient en Paudaee de se déclarer affligés et mécontents ! Un certain nombre de conservateurs se sont abstenus. •
AÎDsi s'est tenniné fe prolopie de la gnunde diBcasskni de PAdiesse. Trw séances oot été consacrées, depuis, à la discussion de cette Adresse. Attaqué par MM. Berville, Darblay, Desmoofiaeaux de Givré, trois conservateurs, le Ministère a gaidé le silence. H. Dneos lui a lancé qudlques flèches acérées, qui ont dû blesser plusieurs des honorables pfisonnierB qu'il a su faire à Topposition, et parmi lesquels on compte MM. de Gkdbery, Laurence, F. Béai,' le Marquis de Dalmatîe^ Janvier, si M. Sauzet, qui avait reçu autrefois la présidence d^un banquet du centre gauche, avant-goût des honneurs pifais significatif dont il est aujoard'hui en poesessxon.
Les paroles de MM. Gauthier de KundHy, Lefort-Gonsolin, E. de Girardin sur l'agriculture et le oonuoerce, et de M. Jules de Lasteyrie sur les finances, iL*ont*p«i émouvoir une Chambre înattenthne. Les nouvelles de l'Insurrection de la Sicile répandaient la terreur dans le Centre ; et c'est à
JOTTRUÂL GOMBAITAIIT
peine si M. Thiers a pu obtenir le silence en établissant que rétat des ânances menaçait d'amener vm TSOCSAm cai:a8IB0Phb.. . . «Ea résumé, les âiflcuflsioiu de la Ohambre sont aTidemeot recueUlm par le pays, alors qu'il est question de moralité, d'intégrité, de probité^ à moins qu'il ne s'agisse de oea luttes pecMMUielIes où nos gooTernanta ae disent leurs yérités. Quant aux discussboa des sfégiauctés, le pays les dédaigne. Il sait bien que, par les hommes qui gouyement, l'organisation sociale ne peut avamser d'un pas ; et il ne se réTeîlle de sa torpeur qu'au bruit des aimes à Tezliérienr, ou en entendant retentir les harangues des quelques tribuns qui osent encore arborer le drapieau des principes I
Paris entend maintenir lb BBorr bb xÊainoTX.
Le comité du 12ème arrondissement déclare que le Banquet ajourné aura lieu après la discussion de l'Adresse.
Messieurs les ministres, respect à la loi !
CHAPITEË IV.
26 Janyieb 1848. — IHgcusnon et vote de VAdreeêe,
Le peuple s'écrie : Oiseaux, nous payoïius notre cluÙAef (iardez-bien. yotre liberté I
Les paragraphes de rAdresse, relatifs aux finanoeSy ont été Tivement discutés ; mais la minorité Yote sans Youloir rien entendre. MM. Thierp,
3>B F^YBIBB.— JANTIBB 1848. 87
Deslongrais, Crémieux, ont pressé d'arguments et de cb.iâ:res MM. Duchâtel, Domou et Muret (de fioid). Un déficit croissant; répuisement des capitaux détournés de Tindustrie financière pour $nùh Tenir aux travaux extraordinaires; lee dépenses inutiles, le gaspillage, et les concussions; cent «pîlltnna engloutis chaque année en Algérie sana rien oonstitaer de durable ; la boreancratie épniaant des reBSonrces inespérées, s'opposant à la réduction des impôts do consommation, et dépensant toujours plus; le Gouvemement forcé de eontraeter d'onéreux emprunts» subissant, la loi des banquiers, et ne pouTant ccmibler le déficit malgré l'augmentation des recettes : voilà cette position financière où nos ministres habiles aperçoivent un équilibre possible I— Cet équilibre/' a dit plaisamment M. Deslongrais, ^'me semble un tour de force gymnastique. Tombera-t-il, ne tombera-t-il pas c' Voilà la question qu'on s'adresse, voilà ce qu'on appelle un budget en équilibre / " M. E. de Girardin propose de changer de système de comptabilité ; tout inscrire au budget, discuter, voter tout ensemble, et supprimer les budgets extraordinaires, qui entraînent à des dépenses horo de proportion 4iveo les recettes, voilà son système ; on ne ferait alors de travaux extraordinaires qu'avec l'excédant des recettes sur les dépenses ordinaires. .« . M.Ghunier-Pagôs a^par deux fois, rappelé au ministère un gmye sujet d'inqnétude : il s'agit des deux cent miliioQfi de la caisse d'épargne, qu'un moment
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ÉB^panique obligerait à rembourser immédiatement, n n'a pu obtenir une réponse. • . .
MM. Bethmont et Luneau, députés des maraiê' mkmiSf ont^nTCMieiit attaqué le nnnistèxe à propos de la loi sur le sel. Vous rétablissez la Gabelle, disaient-^ls ; et M, Luneau ajoutait : CTest du Com^ munkme taui pur. ... La Démomdie pacifique fait remarquer ces rédpioques aecusatioBS de Oominu* nisme, échangées par les partis ; on s'appelle Communiste» comme on s'est appelé Jésuite ou Axistocrate. • • • Peut-4tee cette accusation n'est» elle pas aussi ridicule qu'elle semble au premier abord. Nous y reviendrons lors de la discussion de la loi sur la vente du seL Le peuple crie ; ** OUamxa, ycSik comme on gourenie !"