CHAPITRE Vm
31 Janvieb 1848. — Discours de M. Thiers eur la
Quettion JUaUenne,
M. Gamot a établi que ritalie dédiirée par les traités de 1815, asserrô militairemQnt par l'Au»
triche, veut ressaisir sa nationalité avant tout. U n'y a qu'un parti, c'est le parti de l'indépendance. Les questiom philosophiques, politiquea^ éeoncmiques seront discutées plus tard. Arant tout, les Italiens veulent avoir leur Patrie ; et les souffîrances qu'ils endurent légitiment cruellement kur impatience !
Après MM. D'HauBsouville et ))e8m€«ifl8eaui; de Givré, M. Thiers a pris la parole. Lucide, mo* déré, fiobie de phraséologie, nourri de faits, sou diseoun est» conune tovgoura» im ea^ioeé rapide et 0mfheA de la question ! H onoutre l'Italie mif
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géant les institiitions les plus modérées et néanmoins taxée de radicale, de républicaine, par notre diplomatie. Il montre les traités de 1815 euxmêmes» que nous subissons, en les détestant, ga-
et cependant les garnisons autrichiennes occupent les forteresses de ces deux états. Il montre TAngleterre encourageant l'Italie, accaparant les sympathies nationales, et remplaçant la France dans le cœur de cette nation, notre dernière alliée en 1815 !
Malgré Thabileté, le talent de M. Thiers, on sent des réticences à tout moment dans son discours, n vent être Ministre, et il craint de s'engager, il craint surtout de déplaire à la Diplomatie, de blesser les cours et M. de Metternich.
Sans avoir les mêmes motifs, mais pour ne pas compromettre son direeteiir, M. Odilon Barrot n'a pas su colorer et préciser ses paroles de sympathie pour ritalie, et M. Guizot a eu peu de peine à persuader au pays et à la Chambre que les systèmes politiques du Centre et de la Gauche différaient peu dans leurs résultats. — Le cinquième paragraphe est adopté.