‹ Journal d'un combattant de Février Précédé d'un fragment sur l'auteurChapitre 37 sur 63 · AFP£NDIC · texte numérisé non relu

AFP£NDIC

Cette compositiott remarqvLsble par le sentiinent et l'âge de renfint, aenu^ aToîr détenniiié sa Tocation. Il ne passa plus

un jour sans ^mVc. Ses pensées, ses affections, ses lectures, tout ce qui se présente ; il s'exerce à la parole, à l'improyisation,... jusqu'au moment où il aTambition de faire un jour tm ouvrage utile à sa patrie, d'i^uter vu nom de plus aux noms qu'elle jugera dignes de souvenir, et il supprime les essais imparfaits, incomplets, par lesquels il se prépare consciencieusement .... La révolution de 1848 éclate , il pense à l'ami du chanaonnier :

Bras, tdte et eoevr, tout était peuple en luL

£t Philippe se lance dans l'action, et devient journaliste. . . . en attendant qu'U. puisse chanter :

Jour de lrioniju3ie écAiirai l'uni vers*

Mais ce jour ne vint pas pour lui. Dans l'exil, quoique •ouTent découragé, il xerenait à sea anciens travaux ; il

étudiait, il amassait des matériaux, mais il s'épuisait en efforts inutiles pour amener V Unûm^ l'Harmoniêp panni les membres brisés de la proscription, n lui xerenait un xmân de Bénuiger :

En me créant Bien n'a dit: Kesoisrien

**Non, Béranger, l'homme ne peut pas dire, sans se mentir « à lui-même, qu'il n'est rien et encore moins que Dieu l'a « eréé pour être Rien. Au contraire, Dieu l a créé pour ** devenir ime des plus grandes puissances célestes. TTn ** accident s'est opposé à son développement, mais ce mouve- « ment rétrograde oans l'Eternité que l'on appelle Temps, ne *' l'empêchera pas d'atteindre à ses bèllw towfiées, quand la ** perfection, dont il s'était écarté» seru de nouveau atteinte, " au moyeu de la Perfectibilité."

Et le èhansonnier en avait le pressentiment :

Ah 1 mon âme, je m'en doutais.

Ne dit-il pas modestement ;

Je ne suis qu'un ver luisant ;

Mais je rends la nuit nunns sombre t "

Béranger, né, comme il nous l'apptend lui-m&me, dam Pmiê, Fumr d'oe xr db ihsbbb, en f a» du Cfkriit nùi-^ept'^tiU 9uatre.vinfft, est mort à Paris, le 16 juillet 1857, âgé de 77 ans. L'éclat des obsèques offlcidles qu'on lui fit et qui contrasta si péni b lement avec la dignité des fbnérailles de son ami Lsmennais, est encore trop présent aux esprits pour que nous y insistions.

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