MISSION PROYIDENTIELLE DE LA FRANGE
Page 150 : <^ Tons sont appelés à secouer Topprolire^ '* nationa], à xentrer dans la Toie prcmdentieUe ourerte à la Tranoe pour y guider le monde."
La Société fondée pour l'Emancipation intellectuelle, ouvrit un coun à'Bâueaiian matmeUe, On eut btentdt la viiite inattendue de deruc Inspecteurs de l'UniTeruté qui, après
a%'oir quelque tempe écouté les divers exercices, demandent que l'on fasse improviser les Elèves. Les plus âgés s'^ refusent.
Profeeseur, inquiet et mécontent, se résigne à înterpelet Philippe, âgé de 11 ans. — "Donnez-lui un sujet?" — "Sur ** quoi ? Que sait-il ? — '* Donnez-lui un sujet quelconque, '* puisque vous venez nous surprendre et nous mettre à "répreuve."
L'Intpeetenr propose L* Amour de la Pairie.
— ** Philippe, tftdiez de ne pas vous perdxe dans le vague de Tos souvenirs, de tos imaginationa ; senfsrmaa-TOUS dans TOtre sujet "
— *« Pnilippe, dit un jeune professeur qui Parait pris en amitié, figurez-ycniB que deux cents penonnesyousâeoatentM/
Et Philippe, enchante d'un si beau sujet d'împlOtîsatliWIf pense à Béranger et fredonne à demi-voix :
" Poar éveiller le monda à U lumière. .
IMeufadit: Brille, Etoile du matin !**
• — ** 0 France, ô ma patrie ! réponds à la voix qui l'appelle! llarehe en «rant ! Dût cliaean de tes pas laiMer une trace de tueurs et de sang sur l'arène. Marche en avant, sur la vote éhuloureuse qui mène à la Terre Tronuse ! Sers de guide aux nations, tes rivales encore aujourd'liuit demain tes sCTOlt
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quand tu auras fray6 le rude sentier ; quand tu auras montre,
£ar ton dévouement, que le Koyaume de Dieu sur la Terre, c'est itdgne de laYérité» de la Justice ; c'est T Amour de la Patrie ! l'Amour de tous les hommes unis en Dieu comme des fières, pour n'être plus qu'un seul peuple.
'* O France, sois lo Précurseur qui les conduit tous à cet avenir de gloire et de bonheur !"....
— " Vous voyez bien que tous ne parles pas ncr 1* Amour de la Patrie ? Ju j jjfi ê Mf comme Tofus pourrez, ce que tous venez d'avancer,"
£t l'enfant qui se recueille, raconte une foule d'actions hfooïques inspirés psr l'Amour de Ai Pairie, H tient à prouver que la France, comme autrefois l'HelIénie, mais plus heureuse, doit devancer les peuples de l'Europe et leur servir de modèle en surpassant tous les progrès dans tous les arts, toutes les sdenoes, toutes les vertus ! tout ce que l'on appelle Idéal et qui doit être Vrai.
Et traçant rapidement r Histoire de la France, des Gaules avant la conquête de César, jusquà Napoléon, jusqu'à ce jour,
évoquant tous les noms, tous les souvenirs, il s'exalte
avec Jeanne d'ArC, inspiration viTante de l'Amour de la Patrie, révclation do la mission iraposcc à la France ! — Ah! '* si la France est encore foulée aux pieds de l'ennemi, si elle " s'abandonne au découragement, à l'oubli d'elle-même, si elle *' perd jusqu'au désir, à l'espoir d'accomplir sa tâdie ^iiiy
'* rieuse fallut-il un miracle pour la saUTer.... comme
" au temps de Jeanne, ce miracle se fera ! "
Et l'enfant s'arrêta, ému, animé, tout en larmes et se formulant à lui-même, le but de sa vie et la carrière oh il devaît^ •Bcoomber. . . . laissant l'exemple du plus pur dévouement."
TÉMOIGNAGES
««PiiiSfia'Février, 18SI.
** J'ai reçu, mon cher MonsieurjFaure, votre projet d'article, ét je vous le renvoie, dans la crainte que vous n'en ayez pas gardé copie. Il m'a paru très bien, et je nerois aucun dksnge-
ment à y faire. Quant aux difficultés que vous rencontrez, où n'en trouve-t-on point ? La seule chose importante est de ite'firamir, à qui que ce soit, des reproches fondés. Toujours le public finit par être juste et par se ranger du côté de la
raison. Comme vous devez prochainement venir voir Madame votre mère, ce me sera une occasion heureuse de causer avec lVHia.de vos affaires et de plusieurs choses qu'il çst di^ci^d
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XÂMOIGKAOSS.
de miiBsaameiit expliquer par lettres. J'attendi donc pour cela -vetre arrivée iei. I^aurais vb vrai plaiair à vcnis renouveler de five voix raanmiioe de mon afiectueux dévouement.
** hàMMKSAU,*'
LETIBE DE MADAME ADELE YICTOB HUGO.
" Guenes^, l& Janvier 186e.
'* Nous apprenons, Madame, la douloureuse noaTolle. Tona
portez la croix jusqu'au bout. Vous la quitterez pour monter a la Lumière où votre cher enfant vous a urécédée. O ! chère Dame, comme vous j'ai perdu un enfant aaoré, une fille béftie, un ange ! J'ai été comme vous attachée à la claie, mais j'ai cru, j'ai eu fui, et petit à petit le jour est venu ; et maintenant je ne vois que les ailes de mon ange. Bientôt votre fils vous apparaîtra dans l'Azur ; il a mérité la récompense des vaillanta, des eranda cœurs. — Ti a lutté pour l'Humanité, pour l'Idée.— Quelle consolation que ce souvenir laissé !
•* Courage, chère Dame. Chaque larme est un rayon au Ciel— *votre pensée ira souvent. Quand vous serez loin, tournes* 1* quélquem vera lea Exilés, lea frèt ea de votre fila.
** Agiéeg raxpceaaion de mea aentîmenla,
** AnkiM YxovoB Hvoo.
**Becùmmand€e aux soim de notre ami M, Philippe Aâplei,**