‹ Journal d'un combattant de Février Précédé d'un fragment sur l'auteurChapitre 57 sur 63 · DE LA MEME A PHILIPPE FAUBE · texte numérisé non relu

DE LA MEME A PHILIPPE FAUBE

''Voua séries bien aimable, Monaienr, de venir diner demain, jeudi, avec nous. C'est la Idte de monmaiL Iln'ajamaia trop d'amis ce jour là.

'* A demain donc, à six heures, noua aurons nos chers amiâ Barbier*

« AnaLB YxcTOS Huoo/'

IJEIIBB DB VICIOB HUGO.

" Ouernesey, Haute Ville, Féfrier 1860.

** Vous voulez bien, Madame, attacher quelque prix au souvenir que je conaerve k votre fils. Philippe Fauxe a été un dea vaillante de l'exil, et je suis heureux de lui donner ce témoignage devant vous, sa mère, ai dévouée et si éprouvée. " Beoefves, Madame» l'hommage de mon respect,

" VjCTOE Hooo."

226 jUPP£Kdic£.

£ETTBE DE LOI7I8 BLANC A PHILIPPE FAUBE.

«* LoDdmi SamDhté 1862.

•* Mon cher amî,

** J'ai re^u votre lettre Samedi, et le document, déjà envoyé h Sehaléher, «ftit paru, avec une lottn de lui, dani le Montinç Advertiser. La commission se tioiiTait donc fidte d'avance.

Cet appel est bien de toute façon et je me réjouis du fond du cœur d'y voir la signatiûre de Victor Hugo figurer à cdté de la vôtre. Ceci est certainement d'une signification

Profonde. Mais votre voix arrivera-t-élle jusqu'à ceux qui oivent l'entendre ? Car enfin, la France est murée ! Et puis, à côté des alliances fécondes, à coté des rapprochements en quelque sorte fatidiques, que de divisions mortelles ï que de luttes sacrilèges ! Vous me dites que vous allez revenir à Londres : j'en serais charmé pour moi, si je pouvais rêtre pour vous. Mais liélas ! ce qu'on peut souhaiter de mieux pour tes amis, c'est qu'ils vivent loin, le plus loin possible de ce triste foyer de naines envenimées, de querelles sans but et pourtant brûlantes. Quant à moi, je vous assure que j'en ai le cœur si navré, qu'il me prend des enyies d'aller m' ensevelir poui- jamais au fond de quelque solitude où ne parvienne pas le Ihruit des passions des hommes. Mais non* rfotre vie est un combat. Le soldat se doit à son poste. Souffrons, en attendant que nous puissions mourir ! Je vois de temps en temps Lebloya et Talandier. L'amitié de ces nobles coeurs me eonsole. Comme moi, ils se tiemient & l'écart de toutes ces étranges guerres intestines.

" Adieu, mon cher Faure. Je vous envoie, en attendant le plaisir de vous revoir, une bien cordiale poignée de main.

** Louis Blakc

*< F S.— Hes amitiés à Sabatior, à Boumilhic, à Bm» à tou» eeux que nous aimons enfin."

LOUIS BLAI^C A PHILIPPE VAUBB.

•« Londres, le S9 Mars 19».

•* Mon cher smi,

•* Je vous adresse M. Bushton, qui se propose de donner

des Lectures sur les hommes de 1848, et qui désirerait préparer c^ Lectures avec l'aide d'un Français capable de le bien renseigner, et dont il pavenit convenablement le travail, cela va sang dire. Les conditions rédsmées dans son collaborateur sont le talent, la loyauté, une connaissance approfondie des faits et des personnes : j'ai tout de suite pensé à vous. Seulement j'ai dit & M. Bushton que je vous croyais u

Digitizou by Gv.j'v.'s'tc

TÊKOIQNAQXS.

l'égard de Proudhou une (^inion plus faTorable que celle qu'A m'est poei^ile d'avoir de lnL mbIb qu'à «ela ne tienne I Je désiie ffia oe petit trayoîl scdt de votre goût et tous Mit ptofttable.

'* Je vous renvoie, apostiilée comme vous le désirez, la lettre de votre ami.

Saint cordial,

«liOiriB BLAva*'

Page 1