LEITEE DE LOUIS KOSSUTH
LomdtM, Déeemlnre 18W.
" Citoyen,
*' C'est avec beaucoup de plaisir que je \-ienR d'apprendre de notre ami commun, Teleki, que c est à votre bonté que je suis redevable de l'exeellente traduction de mon discouia à l'anniversaire de la Révolution polonaise.
Permettez-moi de vous en remercier cordialement, et de vous dire que je serais très heureux de vous pouvoir témoigner en quoi que ce soit, mon estime, ma considération et mon afièction fraternelle.
** L. KOSBCTH."
JJETS^'E DE SATFt.
^ Oxford, 71 Bigh Street, 3 Mars 18M.
•* Citoyen,
** Mon ami Herzen m'écrit que les discours prononcés au meeting du 27 Pévrier à Londres, seront imprimés dans l'HoMME, et me sollicite à vous envoyer copie de la lettre ^ue j'ai écrite dans cette circonstance au même comité. La voilà. Si vous jugez à propos de la publier, je vous prie de vouloir bien en oorrîgœ 1 orUiographe, et tout ce que vous y trouvercx de choquant par rapport à la grsmmaire.
*■ Salut et fraternité,
A. Sawx.**
I^niUS DE IiEDAU-BOLLIN.
*< 29 Ma» I854U
" Citoyen,
*' Si quelque chose avait pu changer la détermination grave que j'ai prise, soyez persuadé que o^st Totre lettre fraternelle ;
mais \m avis que j'ai reçu hier de Paris m'oblige à y persévérer. Il résulte de cette note que, de trois côtés différents, sont arrivés à la Préfecture des renseignements sur l'élection
de la Cbnunisaion et sur le nom des menibreB qulla conposent.
A.PPENDICE,
Qrdxe a M donné fmmédlateme&t par U OeoMnemcnt de tmwtSUet plus que jamais nos correspondances, ainsi que l«i communications qui pourraient Tenir de LondreSi aux andffna
souscripteurs de Paris.
Ce que j'ayais prévu s'est donc déjà réalisé, et les rapports Tont devenir plus £ficîles ; d'où la oonséjiuence pour moi que si je puis être encore utile près des souscripteurs elFrayés, c'eet phi» que jamais à la condition, d'agir d'homme à homme et dans le plus grand secret.
**NouB afons un tort dans la proscriptkm» c'est de nous croire toujours sur la terre de la patrie, au grand air de la liberté, maîtres de faire tout publiquement, tandis que même pour les choses les plus sacrées, nous sommes environnés d*embÛehM et d'espions. Quand il s'agit d'émettre des principes, c'est bien, il n'y a auenn danger, loin de là ; mais quand il s'agit d'arracher de l'argent de mains sinon r6fractaires du moins fort timorées, c'est autre chose; il fau( y mettre plus de mystère et de droonspeotion. '
** La faim n'attend pas, il faut de l'argent, voilà toute la question. Or le meilleur moyen poux en obtenir, à mes yeux, c'est le secret.
«•Quant à l'opinion que par U rUraii dê mon nom ta Committwn »e trouverait paralt/sée, permettez>moi de ne pas partager vos craintes. De deux choses l'une, ou la Commission a été sérieusement nommée pour réussir et ce n'est pas un nom de moins qui pouiiait la feire somlner, oa elle était impuissante par la puolieité même qu'on lui avait donnée, et ce n'est pas mon i^om <|ui pourrait parer à eet inconvénient.
" Encore un coup, je continuerai à remplir mon devoir comme ma conscience me le dicte, isolément, clandestinement. Eu égard aux terreurs qui régnent à Paris, faire autrement c'est manquer le but.
** Salut fraternel,
Lbdbv Bollix."
LBITBE d'ikUEZANDBB HBBZBN.
*' Considérant votre permission,
*• Considérant l'urgence,
" Considérant la nécessité,
*' Considérant le brouillard, '* Je vous envoie la fouille avec la prière de jetter un coup d'ccil sur les fautes (quoique c'est très peu chrétien) avant 10 heures du matin ; j enverrai la chercher.
Tout à vous.
ÏMmanche, U Sept 1858." . " A. H."
Digitizcd by Gc^v.wtc
t£koionjlgb8.
L£TÏB£ DE PHILIBERT BEHJEAU.
Londie^ Fénkor 1850.
" Madame,
«•Nul n'a été plus douloureusement frappé que moi à la nouTelle de la mort de votre bien aimé Philippe, Je ne TOM ai pas éerit, ear toutes consolations sont yaines devant une perte comme celle que vous avez faite ; mais j'ai senti quelle devait être la grandeur de votre affliction en éprouvant moimême la plus grande peine que j'aie subie en exil. Voua la aam» Madame, j'avais connu votre oker Philippe en Février 48, et quoique je fusse beaucoup plus âgé que lui, le séneux de son esprit, le charme de son caractère, la solidité de son jugement, la sagesse et la fermeté de ses convictions politiques, m'avaient tout de suite attiré vers lut En le revoyant sur la terre étrangère, dans le commun désastre de la Patrie, je l'avais salué comme un frère, comme un ami. Je l'avais associé avec bonheur à une œuvre qui a beaucoup nerdu par son a^aence, car son oonoours ardent l'avait vivifiée et noua comptions que» l'avenir, il nous aiderait à en faire
quelque chose de grand et do digne du but que nous poui- •nivons. Maintenant, je chercherais vainement autour de moi quelqu'un qui fèt en état de le vemplaeer. Le paru démocratique n fiât de mime, en le perdant, une perte irréparaDle*