X.BIXSB DB YBÏIiLAm
«LoBans, 17 Jettlst 1856.
** Madame,
" J'en suis bien convaincu, vous n'avez jamais douté de ma profonde affection pour Philippe, car vous saviez que cette aifeetioii lepoeait anr l'eatime et la veeennalesanoe tout à la fois. Je ne puis peneer à Inî eane me rappeler toua les bons moments que j'ai si souvent passés avec lui; dans ces douces conversations dont lui seul avait le secret. C'est une période de presque dix annéei en arrière qui se déroule sous mes yeux en ce moment encore; e'est le souvenir de ces longues et pénibles veillée de mon gaide-malade qui sont pvésentea à
TÉICOIOKAGSS.
mon esprit, et si ma santé n'était si bien rétablie je penserais que c'était Uer. Panrre ami. •••il 7 «rait en lui quelque enoae du atoiden antique et de la sœur de charité. Je me vois encore dans mes délires cédant à l'influence da cette voix douce et ferme tout à la fois. Je sentais et je le sens encore aujouvd'hxd, que lea aoina touchanta de cette amitié ai Traie, ai profonde, ne pouvaient ae tromper. . . . Je oédaia, je cédais toujours ... .et ces luttes qui toujours se terminaient de la même manière étaient suivies de quelques minutes d'un sommeil réparateur. Pauvre ami, dors en paix du sommeil du Juste, ton souvenir eat "vivant parmi noius tous.
** Je devais payer une dette sacrée à votre fils bien aimé et vous exprimer toutes les sympathies de nos amis du Mans, qui m'ont été transmises par ma femme en ce moment-ci au Hana, avec prière de vous lea adreaaer. C'est que ces amis avaient comme tout le monde pu apprécier lea quaUtéa du fila et du citoyen. ....
Si les repprets universels parmi ceux qui l'ont connu, pouvait adoucir lea Ydtrea, eertea, madame, tous seriez soulagée, car si jeune, peu d'hosmiea ont plua que lui poaaédé la sympathie.
Je ne vous dirai rien de l'estime que tous avaient pour son caractère politique, il n'en pouvait être autrement, car il possédait aA plua haut point la droiture de l'eaprit et du
cœur.
** Combien nous avons regretté, ma femme et moi, de ne pouvoir voua àUer oonaacrer quelquea inatanta ; combien noua eussions été heureux de payer à notre pauvre ami cette dette d'amitié et de reconnaissance qu'en d'autres temps nous aviona contractée envers lui.
Me permettrea-vouB, madame, en finissant, de voua ex» primer en mon nom, au nom de ma famille, et de nos amis, l'aaaurance de la plus vive et de la plus respectueuse sympathie.
** C. YjaLLABD."
LETTEE D'ALFJiED TALANDIEE.
** Bnnenai^ 19 Septembre 18,53,
Bue de X<ouvain 2 bist
'* Mon cher Philippe,
"Vous direz bien que je ne vous écris que lorsque j'ai quelque chose à vous demander, mais j'espère^ mie vous n'êtes pas fftché que je pense à voua lorsqu'il s'agit d'oblisex des amis communs.... J ai eu, il y a peu de jours, des noiivenes de Sabatier, ils sont en Suisse où ils se plaisent fort, mais je pense que nous apprendrons bientôt qu'ils sont en Espace ou ailleun. lie I)aguerre eat un fier prétexte à ToyaQea a il n'en
APPENDICE
est i»a8 le moyen. J*id aussi des nouvelles de Lebloys qni «'il
savait que je vous écris ne manquerait pas d'ajouter toutes ses amitiés aux miennes. Quand vous verrez Louis Blanc, priezle donc de me donner lui-môme ou par vous de ses nouvelles. Tous oecupes-Tons toujours des travaux que nous avona commencés enseooble avec les amis. Je vous prierais alors de me faire part des résultats. Ici rien de neuf, car la peur du Bonaparte n'est pas neuve chez les Belges, mais le voyage à liÛe redouble cette peur pour le moment. Tout cela est noir d'orages pour l'avenir ; la seule chose un peu consolante est l'immixtion de la politique des Etat-Unis dans les affaires d'Europe : je pense que vous sixivez cela avec intérêt. Adieu à tous nos amis et à leurs fisunilles ; mes aâectcux respects il Madame votre mère» à vous de cour.
LETTBE DE COUTUEAT.
<* Londres, U 21 Septembre 1866.
** Chère Madame Faure»
"Je viens voua accuser réception de votre bonne et
affectueuse lettre du 14 Août dernier, que m'a remise il y a deux jours notre ami M. Borjeau.
Je vous remercie du fond du cœur d'avoir pensé à moi en répartissent ce qui a appartenu à notre cher défànt. L'amitié dont il m'a honoré est et restera dans mon cœur ; mais il me semble que je serai plus près de lui en touchant ce qu'il a touché, en lisant ce qu'il a lu.
" Pauvre ami I lui si bon, si dévoué, être tombé dans la pleine fleur de l'âge, avec un passé si beau d'avenir ! Ce serait à douter de la justice éternelle, si ses arrêts ne planaient au dessus de notre entendement. Mais quand les meilleurs quittent ce monde, ce ne peut-être que pour passer dans des mondes supérieurs ; autrement il n'y aurait pas de loi morale dans l'univers. Je crois donc, comme vous le dites avec le sentiment profond de la vérité : L'ami, lb F&it&B absxnx kb