CHAPITRE XXVII
M. Yincent Benedetti, ministre de France h Tarin
M. Vincent Benedetti était déjà venu une première lois à Turin, on sait dans quelles circonstances. Deux jours avant la signature du traité du 24 mars (réunion de la Savoie et du comté de Nice à la France), il débarquait chez M. de Talleyrand, alors ministre de PEmpereur en Piémont, et le 27 il repassait le Mont-Cenis.
Son absence des bureaux du quai d'Orsay, aller et retour, avait duré six jours ; mais ce court séjour à Tiirin avait suffi pour inspirer au directeur des affaires politiques, un très-vif désir de remplacer dans son poste le baron de Talleyrand et de devenir, un jour donné, ministre plénipotentiaire de France, voire même ambassadeur , auprès du roi Victor-Emmanuel.
Les événements servirent à souhait les désirs de
M. Benedetti. Peu de temps après, au moment où les troupes sardes pénétrèrent dans les Romagnes, le ministre français fut rappelé officieusement de Turin, et le comte de Rayneval, premier secrétaire, resta plus d'une année chargé des affaires de la légation.
La mort du comte de Cavour (juin 1861) avait jeté le trouble et le découragement dans les esprits ; aussi la reconnaissance officielle du nouveau royaume par la France fut-elle considérée à Turin comme un des actes les plus importants et les plus utiles pour l'Italie.
Le général Fleury, aide de camp de l'Empereur, reçut la mission de reconnaître le nouveau titre du roi. Je viens de raconter l'accueil empressé qui fut fait à l'envoyé extraordinaire de l'Empereur par la population et le roi. Les relations reprises entre les deux gouvernements, les faits accomplis étant acceptés et une sorte d'absolution accordée aux témérités du jeune royaume, on s'attendait à voir revenir à Turin le baron de Talleyrand pour reprendre possession de son poste.
Pendant les huit mois qu'il était resté en Italie, notre ministre avait su acquérir une véritable ihfluence. Spirituel, gai, affable pour tous, il cachait sous des dehors brillants et quelquefois légers une vive pénétration et une aptitude rare pour les affaires. Son caractère enjoué, la grâce et la simplicité de ses manières, lui avaient gagné les sympathies de tous; il possédait le don précieux d'attirer les confidences sans jamais se livrer lui-même.
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M. de CaTOur, en parlant de lui, disait : « Taimo assurément beaucoup Tayllerand; il ajenesais quel charme qui attire ; mais, chose singulière, je ne me sens pas à l'aise avec lui. Quand il entre dans mon cabinet avec son air souriant et fin, sa bonhomie engageante, je ne suis tranquille que lorsqu'il a pris congé de moi. Il a, en effet, une façon charmante et qui n'appartient qu'à lui de glisser, avec adresse, les choses (es plus désagréables et de deviner ce qu'on pense et que parfois on voudrait lui cacher ; mais impossible de le prendre en défaut ou de s'irriter contre sa personne, tant il met de tact et de convenance dans les missions les plus délicates I De tous mes ministres étrangers, il est, je crois, leplusjeune, et c'est celui que je redoute le plus. »
Ces paroles textuelles furent confiées, parle, comte de Cavour, à un de ses amis intimes, membre luimême du corps diplomatique. Une semblable appréciation, de la part d'un tel homme, me semble le le plus parfait éloge que l'on puisse faire d'un diplomate.
Tel, toutefois, ne fut pas le sentiment de M. Benedetti. Grâce à son influence sur l'esprit faible de M. Thouvenel, alors ministre desaffaires étrangères, le directeur politique sut desservir M. de Talleyrand avec une rare persistance. Ses efforts atteignirent leur but ; et un même décret impérial nomma M. Benedetti ministre plénipotentiaire à Turin, tandis que le baron de Talleyrand était désigné pour le poste de Bruxelles,
La nomination de M. Benedetti fat, il faut l'avouer, fort bien accueilli en Italie, surtout par le parti avancé. Oh connaissait au delà des Alpes ses sympathies avouées pour la cause italienne. Ses relations intimes avec le Palais-Royal faisaient présager de sa part une grande indulgence pour les aspirations unitaires. La faveur seule dont il jouissait auprès du prince Napoléon donnait à sa présence en Italie, comme agent officiel, une véritable signification. « Il n'y a pas à s'y tromper, disait-on, la France abandonne Rome, puisqu'on nous envoie M. Benedetti.» La nomination du marquis delà Valettecomme ambassadeur à Rome paraissait au Moniteur^ en même temps que celle de M. Benedetti à Turin, et semblait indiquer clairement une nouvelle phase dans la politique et ridée bien arrêtée du gouvernement français d'abandonner la cause du saint-siége.
Du reste, M. Benedetti, avec une franchise qui l'honore, avait pris soin, dès ses débuts, d'indiquer clairement quels étaient ses désirs et vers quel but il comptait marcher.
Profondément ambitieux, M. Benedetti en quittant Paris, avait emporté la conviction intime que seul il possédait la secrète pensée de celui qui dirige la France. Dès lors, il voulut devancer cette pensée, et jugea utile do hâter ce qu'il croyait être le but véritable, la solution tant désirée.
Tout, d'ailleurs, le poussait dans cette voie. M. Benedetti était la créature de M. de la Valette, qui le premier l'avait découvert et fait sortir de la carrière
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des consulats pour le prendre auprès de lui, à Constantinople. Attaché à l'ambassade comme consul, dans une situation mal définie d'abord, le jeune protégé de M. de la Valette qui chaque jour devenait plus utile à son protecteur fut, l'année suivante, nommé second secrétaire et peu de temps après, chargé d'affaires, au moment de la guerre d'Orient, enGn directeur des affaires politiques sous le ministère Thouvenel.
Pour arriver à devenir ministre de France en Italie, d'obscur élève-consul qu'il était, sans appui, sans famille, il avait fallu à M. Benedetti une souplesse et une persévérance qu'il serait injuste de lui contester. A ces qualités il joignait une extrême finesse, une intelligence vive et surtout une remarquable facilité de travail. Sa physionomie est sans contredit une des plus fines et des plus intelligentes que l'on puisse rencontrer. Les traits sont réguliers, le front remarquablement développé ; le regard vif, pénétrant mais faux. Ses manières et ses gestes sont gauches et embarrassés ; malgré ses efforts, il se sent mal à l'aise au milieu d'un monde où il n'a pas vécu, la gène se cache sous une roideur qui frise quelquefois, bien malgré lui, l'impertinence.
Rien de plus navrant et de plus comique à la fois que de le voir aborder le ton égrillard et les récils légers ; il avait, sans doute, appris de M. de la Valette qu'il était de suprême bon ton d'exceller dans les propos lestes. Le pauvre élève a fait de vains efforts pour imiter le marquis ; il est resté médiocre
dans ce genre et certainement ce n'est pas un reproche qu'on puisse lui adresser. N'est pas talon rouge qui veut !
M. Benedetti est profondément égoïste; comme son patron, il n*a pas eu le talent de se faire des amis et Thabileté de s'entourer toujours de clients et de créatures : plus ambitieux, plus concentré, plus grave, le diplomate corse, lui, a dirige toutes ses facultés, toutes ses forces vers un but unique. Hélas! le ciel est injuste! car il n'a pas permis, cette fois, que notre petit nom devint plus grand <x en écrasant rinfâme. » Le rêve gigantesque de M. Benedetti et de ses amis n'a pas été de longue durée ; mais si leurs projets ont avorté, ce n'est pas la faute de notre ministre à Turin. Avant même d'avoir entrepris cette campagne, il avait brûlé ses vaisseaux.
Tarin, octobre 1861.
L'avénement de M. Thouvenôl aux affaires étrangères et la chute de M. Walewski a été un fait tellement grave que pour peu qu'on fût au courant de la politique en Italie, on devait s'attendre à voir surgir bientôt de graves événements.
Aujourd'hui M. de la Valette, M. Benedetti, M. Thouvenel se sont à eux trois distribué les rôles. Les deux premiers, l'un à Rome, l'autre à Turin, doivent précipiter les événements, hâter le dénoûment, tandis que M. Thouvenel, à Paris, est chargé
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de triompher des hésitations -de l'Empereur; il a pour mission de contre-balancer l'influence de Timpcratrice et du parti clérical ; enfin, au moment suprême, il doit Taincre tous les scrupules et faire franchir le dernier pas.
A Turin, M. Benedetti tient en mains les fils de la conspiration, car il n'y a pas à se le dissimuler, c'est un véritable complot. Son esprit alerte, audacieux, est sans cesse sur la brèche; il travaille nuit et jour avec une persévérance digne d'une meilleure cause ; et certainement s'il avait trouvé dans les hommes d'État de Turin des instruments dociles, et dans ses deux amis de Paris et de Rome des collaborateurs aussi habiles et aussi convaincus que lui, le dénoûment aurait bientôt couronné ses espérances.
De Turin, il expédie à M. de la Valette à Rome des dépêches toutes faites que ce dernier fait copier et envoie au ministère revêtues de sa signature : si Tissot n'était pas à Rome pour soutenir son ambassadeur, la tâche de M. Benedetti serait encore bien plus lourde. M. de la Valette, en effet, est, dit-on, le plus aimable, le plus séduisant des gentlemen, mais le moins sérieux et le plus insuffisant de nos diplomates. 11 est vrai que M. Benedetti harcèle la direction politique de dépêches volumineuses et pressantes et d'avertissements prophétiques.
Tout est mûr, selon lui : la papauté n'existe plus que comme forme.
Que de fois j'ai fait cette réflexion en voyant tout le mal que se donne notre cher ministre à Turin t
Pourquoi, au lieu de naître sujet français, H. Benedetti n'est-il pas né Italien ? Les qualités rares, la finesse, la persévérance, Taudace qu'il met au service de ses idées si fatales au point de vue de la France, auraient fait de lui un des plus grands citoyens d'Italie, tandis que tout Français, non lecteur du Siècle et de VOpinion nationale^ peut lui reprocher de travailler exclusivement à la grandeur du pays voisin.
Aujourd'hui que Cavour, Tâme de Tltalie, n'est plus, aucun homme d'État de sa trempe n'est apte aie remplacer. Ricasoli, Rattazzi, LaMarmora^ Cialdini, ont tous chacun plus ou moins de mérite; mais où trouver l'homme à la fois de caractère et d'intelligence pour arriver à ce fameux but sans ébranler l'Europe? Seul, jusqu'à un certain point, M. Benedetti remplirait ce vide ; car il est incontestable qu'à cette heure aucun homme d'État italien n'est à sa hauteur. Cependant, que d'imperfections I II est cassant, absolu, entier et souvent imprudent. Ainsi, peu de temps après son arrivée à Turin, se trouvant un jour au parlement au moment où l'on parlait incidemment de la France, il s'est avisé de dire tout haut dans la tribune diplomatique : <k Ah! çà, ib vont tant dire que je vais être forcé de m'en mêler. » Ces simples mots, avidement recueillis et colportés sur les bancs de la chambre, ont produit le plus mauvais effet.
En somme, il est beaucoup trop autoritaire pour ce pays constitutionnel ; il débarque de Paris, il est vrai, où fleurit sans entrave le régime du bon vou»
loir. Il se fera peu à peu, je Tespère pour lui, aux mœurs de l'endroit. Cavour était bien autoritaire, lui, car tout révolutionnaire a 1 étoffe d'un despote, mais il était assez puissant par son génie, par sa popularité, pour dicter sa volonté aux chambres, au pays et au roi, et d'ailleurs la confiance qu'il inspirait à tous, l'habileté, la bonhomie avec lesquelles il imposait ses ordres, rendaient la tâche facile.
Si Cavour avait vécu, M. Benedetti ne serait pas resté huit jours ministre de France à Turin. Nos pauvres hommes d'État italiens sont tout abasourdis, presque effrayés de l'attitude si résolue de M. Bene detti. lis osent à peine suivre ce singulier diplomate qui les entraine trop vite, disent-ils. Ils sont étonnés de voir ce Français plus Italien, plus ardent qu'eux, et qui veut à tout prix hâter leur bonheur.
L'autre soir, dans le salon de la légation se trouvaient Matteucci, Rattazzi et quelques autres, en un mot le cabinet futur que patronne M. Benedetti, et qui remplacera inévitablement le baron Ricasoli. Rien de plus curieux que de voir ces braves gens écoutant, la bouche ouverte, la profession de foi et le programme du ministre de France.
« La papauté est un anachronisme dans notre siècle. Le pouvoir temporel en 1860, disait-il, est une monstruosité; cette institution vermoulue, d'un autre âge, ne se tient debout que parce que nous la soutenons du bout du doigt; pour qu'elle s'écroule, il suffit que nous nous retirions de Rome. C'est l'intérêt immédiat de la France aussi bien que de l'Italie de
faire cesser cet état de choses ; et croyez-vous que l'Empereur ne soit pas autorisé à expulser de Rome les Bourbons de Naples, ce foyer hostile à sa dynastie et ces zouaves conspirateurs bourbonniens?» Tel était le sens exact, les termes mêmes des conversations de notre ministre^ et chacune de ses dépêches trahit cette ardeur.
Plus je vois, plus j'étudie mon chef, moins je me sens attiré vers lui ; parfois cet homme me fait peur: devant lui je suis mal à l'aise. Ses idées heurtent tous mes sentiments, tous mes principes. Je hais ce qu'il adore, et lui, de son côté, méprise tous ceux que j'admire et que je puis aimer. Eh bien, malgré ma répugnance pour cet homme et surtout pour ses idées sociales et ses principes politiques, je reconnais sa valeur. Il est quelqu'un, et c'est beaucoup. Cette nature impérieuse, violente et souple à la fois me plaît sous certains côtés ; il est remarquablement intelligent. On sent en lui un homme. Pourquoi, mon Dieul cet homme n'est-il pas de mon bord, puisqu'il faut le dire? Pourqui ne se nomme-t-il pas Massignac ou Breteuil? Les nôtres sont médiocres, très-médiocres, il faut bien se l'avouer, et parmi nos diplomates, les aigles sont plus rares peut-être que parmi les autres fonctionnaires de l'empire. M. Benedetti sera pour moi toujours un ennemi ; il comprend fort bien l'antipathie qu'il m'inspire. Qu'il me fasse du mal, peu importe après tout, mais je sens qu'il en fera à mon pays I
C'est un tempérament inquiet et éminemment am-
bilieux ; il l'aYouait ingénument lui-même, et dans les premiers épanchements de son arrivée à Turin, il racontait un soir à Bourgoing et à moi de quelle façon il était entré dans la carrière consulaire. De singuliers débuts, en effet f
Débarqué un dimanche à Alexandrie, je crois en qualité d'élève-consul, il reprenait le lendemain le paquebot de France, après une violente altercation avec son chef, M. Cochelet, consul général. Ehl ehl monsieur Benedetti, notre mînistre, ceci ne prouvait pas précisément de votre part ce grand respect de la hiérarchie et cet esprit de soumission que vous appréciez tant aujourd'hui chez les autres!
a Quand j'étais à Alexandrie, simple élève^^onsul, nous dit encore un jour M. Benedetti, et lorsque je devins gendre de M. Anastasi, je me suis interrogé à plusieurs reprises et me suis demandé si je ne ferais pas mieux d'abandonner les consulats et le ministre des affaires étrangères pour entrer dans le commerce et me faire négociant. J'aurais voulu devenir un des hommes les plus riches du monde, et je le serais devenu ! »
— Ah ! monsieur Benedetti, pourquoi n'avez-vous pas suivi un si bon mouvement?
Les débuts de M. Benedetti dans la société de Tu-^ rin ne furent pas heureux. Il ne faut pas s'y méprendre; pour tout agent diplomatique, il est d'une importance extrême d'entretenir, dès son arrivée, de bons rapports avec la société du pays où il réside. Le succès des négociations les plus graves a souvent
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dépendu du plus ou moins d'autorité et de sympathie qu'avait su acquérir ou se concilier le négociateur. En dehors des relations officielles avec le souverain et ses ministres, les relations avec la société locale jouent un grand rôle. Rien n'eût été plus aisé au * nouveau représentant de la France que de se faire accepter à Turin ; on était si bien disposé en sa faveur! Cependant la noblesse piémontaise, très-exclusive comme on le sait, ne pouvait seule faire tous les frais et aller au-devant du ministre français. C'est ce que ce dernier ne voulut pas comprendre. Un certain monde officiel de Paris où il était accueilli avec une grande faveur l'avait gâté.
Le tort de M. Benedetti fut de s'imaginer que, devant lui, tous les salons seraient trop flattés de s'ouvrir, n lui arriva de se présenter seul, le soir, dans plusieurs maisons sans y être introduit par personne. On trouva le procédé étrange; son ton d'ailleurs et ses manières ne rappelaient d'aucune façon ceux de ses prédécesseurs, MM. de Gramont, de la Tour-d'Auvergne et Talleyrand . Madame Benedetti, de son côté, était peu faite pour tenir un salon. Jeune Grecque élevée à Alexandrie et adoptée par M^ Anastasi, consul général d'Autriche, madame Benedetti s'était mariée à Tâge de quinze ans. Belle de cette beauté particulière aux,femmes de TOrient, elle en avait gardé les habitudes nonchalantes, la paresse d'esprit et Tinsouciance. Transplantée dans la capitale piémontaise, elle regrettait tout haut les plaisirs de Paris^ établissant sans cesse des comparaisons fort
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roalcucontreuses entre les deux yilles et ne perdant aucune occasion de critiquer Turin et ses habitants. « Ah I les salons de monsieur Boittelle ^ disait ma- » dame Benedetti, combien je les regrette I »
De là, comme il était facile de le prévoir, résultèrent des froissements ; et d'autre part, des maladresses irréparables amenèrent des conflits qui ne contribuèrent pas à rendre le séjour de Turin fort agréable aux époux Benedetti. C'est alors qu'aigri et irrité par ses premiers insuccès comme homme du monde, Thomme politique se réveilla menaçant. Il n'avait, du reste, pas sommeillé : quatre jours, en effet, après son arrivée, le nouvel envoyé, embrassant la situation d'un coup d'œil d'aigle, avait ei^pédié à Paris une longue et difluse dépêche dans laquelle il exposait ses jugements sur le pays . et sur les hommes, et faisait part de ses vues, de ses plans d'attaque et de tout un système nouveau qui devait donner en un bref délai Rome à Tltalie. Ce mémoire restera comme un petit chef-d'œuvre d'outrecuidance.