ÉPILOGUE
V la fin du mois de novembre, nos jeunes gens se iparaient à suivre comme les années précédentes les 1rs du lycée et du collège de France, lorsqu'un événent inattendu vint les obliger à quitter Paris. Leur précepteur, M. Terrier, avait offert ses services gouvernement comme médecin militaire; peu de Qps après, il reçut l'ordre de partir immédiatement Lir l'armée des Pyrénées en qualité de médecin en 3f d'un hôpital ambulant. Le quartier général de *méc était à Toulouse.
^est là qu'il se rendit aussitôt avec les deux jeunes is confiés à ses soins; tout en vaquant à ses noules occupations militaires, il conserva la direction leur éducation.
lue fois hors de Paris, Edmond naturellement conle à entretenir avec sa famille une correspondance vie, mais il ne raconte plus les événements que par -dire, il est absorbé par les mille détails de la vie itaire à laquelle il se trouve mêlé, et ses lettres ne is offrent plus qu'un intérêt très secondaire.
376 LE JOURNAL D'UN ÉTUDlANf
Nous arrêterions donc ici nos citations, si nous ne voulions encore indiquer en quelques lignes la vie du jeune homme pendant Tannée 1795.
Le î2I janvier, FiOuis XVI monte sur Téchafaud. En province aussi bien qu'à Paris sa mort passe presque inaperçue. Le peuple est convaincu qu'il a trahi son pays, par conséquent qu'il a mérité son sort et que Ja pehie infligée n'est que le juste châtiment de ses crimes.
Lorsqu'on apprend à Bordeaux l'affreuse nouvelle, M. Géraud écrit simplement à ses fils : « Je n'ai donné nul regret à la mort du tyran; néanmoins j'eusse été bien aise dans l'intérêt de la chose publique qu'on l'eût retenu prisonnier. C'eût été un otage précieux en cas de revers. »
El c'est tout.
Madauïc X... ne se montre pas plus émue :
« La mort du roi s'est passée ù Paris comme le bannissement des ïarquins à Rome. Le peuple a déployé un calme et une majesté qui feraient honneur aux plus beaux jours de la République romaine. Nos ennemis, qui sont des lâches, et qui poignardent par derrière, menacent tous les députés qui ont voté la mort de leur chef^ »
H faut lire dans Mercier les réflexions que lui inspire ce tragique événement pour se rendre compte de