M OCTOBRE
Le gouvernement qui entraverait la liberté de la presse, uu lieu d'établir des lois contre ceux qui en abusent; qui, comme Bonaparte , ne laisserait aux auteurs des feuilles périodiques que la faculté de louer tous les actes de son administration , ressemblerait au pilote qui voudrait que tous les baromètres fussent insensibles aux impressions diverses de l'atmosphère , fussent toujours au beau fixe , et briserait ceux qui annonceraient les tempêtes. Les tempêtes n'arriveraient pas moins ; mais le pilote, surpris, n'aurait pas le temps d'exécuter les manœuvres nécessaires pour les braver, et, faute d'avoir été instruit à temps, le vaisseau courrait risque de sombrer sous voiles.