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« des 4* et 3* corps sur les flancs , et d'une division « de la garde comme réserve. »
Le 2 , la division von Kummer venait h peine de changer de bivouacs avec le X' corps, envoyé sur la rive droite à Malroy, lorsque nous l'avions attaquée et délogée de Ladonchamps. C'était encore cette division, qui occupait, le 7, par ses avant-postes, les points de Bellevue, Saint-Remy, les Grandes et les Petites Tapes, lorsqu'elle en fut rejetée parnotre 6*corps. Appuyés aussitôt de leur brigade de réserve et soutenus à droite par la 9* brigade (IIP corps), venue de Norroy sur le bois de Woippy, à gauche par la 38* brigade (X« corps) accourue de Malroy à Amelange, les landwehriens cherchent en vain à reprendre les positions, que nous avons conquises sur eux, et que nous n'abandonnons que le soir. L'extrait suivant du rapport ofliciel français fera connaître plus en détailles différents épisodes de cette journée :
« Le maréchal Canrobert était en position à « une heure, s'étendant de la Moselle au bois de « Woippy, à hauteur des Maxes, de Ladonchamps « et de Sainte- Agathe. La division de voltigeurs de la « garde, à laquelle on avait adjoint les quatre compa- « gnies de partisans de la division Tixier du 6* corps, « occupait le milieu de la plaine ; elle était sur trois « lignes, disposées à 500 mètres l'une de l'autre. « A sa droite, le 9* bataillon de chasseurs de la divi- « sion Tixier bordait la Moselle, observant la rive a droite, et destiné à répondre au feu de l'ennemi « venant de Malroy. A sa gauche, le bataillon de « chasseurs de la garde était massé derrière la ferme « de Sainte-Agathe; plus à gauche encore, se trou-
vait la brigade Gibon, de la division Levassor- Sorval, avec les compagnies de partisans des 3* et 4* divisions du 6* corps; cette brigade occupait le bois de Woippy, et devait en déboucher sur Sainte- Anne et le hameau de Bellevue.
i Au signal donné, toutes les troupes s'ébranlent en même temps; la !'• brigade de voltigeurs dépasse les Maxes, refoule les tirailleurs ennemis, enlève Franc-longchamps, et pousse ses propres tirailleurs jusqu'à hauteur des Grandes Tapes ; pendant que la 2° brigade s'empare de Saint-Eemy, où elle rencontre une résistance énergique. A peine nos troupes ont -elles dessiné leur mouvement que l'ennemi ouvre sur elles une violente canonnade des batteries d'Olgy et de Malroy, de Sémécourt et de Fèves et aussi de celles, qu'il a placées dans la plaine, en avant de Maizières. Malgré l'intensité de ce feu, et les pertes sérieuses, qu'il nous fait subir, la division Deligny, entraînée par l'exemple énergique de ses chefs et de ses officiers, n'en continue pas moins son mouvement en avant ; les Grandes Tapes sont enlevées par. la !'• brigade, et, bientôt après, la 2' reste maîtresse des Petites Tapes. Le bataillon de chasseurs de la garde avait pris, en même temps, le hameau de Bellevue, qui fut immédiatement mis en état de défense, et « il était venu s'embusquer dans un fossé, à 500" en « avant des maisons de ce hameau.
« A l'extrême gauche, la brigade Gibon, précédée « des compagnies de partisans, avait traversé les € bois de Woippy, et s'était jetée sur Sainte-Anne, c dont elle ne s'empara qu'après de sérieux efforts ;
« mais elle se trouva alors devant le fou des batte- « ries et des tranchées ennemies, et eut en outre à « supporter une vive fusillade, dirigée sur sa gau- « che,, que les troupes du 4* corps n'appuyaient pas.
« A 3 heures, tout le terrain attaqué était en notre « pouvoir ; notre première ligne avait atteint le a ruisseau des Tapes et le bordait depuis le chemin « de fer jusqu'à la Moselle. Cependant l'ennemi sem- « blait augmenter d'heure en heure le déploiement « de son artillerie, et des réserves considérables « apparaissaient dans le lointain ; je jugeai dès lors <f prudent, ponr parer à toute éventualité, et bien t qu'une partie des troupes du 6* corps fut encore « en deuxième ligne, d'appeler comme réserve la a 1^ brigade de la division Picard, des grenadiers de « la garde; je la fis placer à la gauche, les zouaves « entre le bois de Woippy et Sainte-Agathe, et le « 1«' grenadiers à Maison-rouge, avec deux bat- « teries de la garde.
« L'appui, que je voulais faire donner au maré- * chai Canrobert par la diversion des 3« et 4* corps, « n'avait pas produit tout le résultat que j'en atten- « dais. Au S*" corps, la division Aymard, qui avait « été chargée par le majéchal Le Bœuf d'occuper « les positions indiquées, n'avait pas dépassé, sur la « route de Bouzonville, la tranchée, que l'ennemi y a « établie, entre la Moselle et le village de Rupigny, « et elle se trouvait ainsi dans l'impossibilité d'agir « contre les ouvrages de Malroy. Sa 2* brigade avait « enlevé rapidement les villages de ChieuUes et de « Vany, et s'étendait, par sa droite, jusqu'à Villers- « l'Orme et Mey, sur la route de Sainte-Barbe. Ce
« mouvement fit, sans doute, craindre à I*ennemi t une nouvelle attaque de ses positions de Poix et « de Servigny ; car il déploya bientôt de ce côté des « forces considérables, appuyées d'une nombreuse t artillerie. Le maréchal Le Bœuf fit alors avancer « la division Metman, à la droite de celle du général « Aymard, sur le versant Nord du ravin de Vantoux, « jusqu'à Lauvallier; mais tout se borna sur ce point, « de la part des Prussiens, à une démonstration, « dans laquelle ils n'engagèrent que leurs batteries.
« A la gauche, ■ ce fut la division Grenier, du « 4* corps, qui fut chargée de soutenir l'opération du • « maréchal Canrobert. La 1" brigade occupa Lorry, « Vigneulles et le bois de ce nom, sans coup férir, « les petits postes ennemis se retirant devant nous ; € la 2% à laquelle ou avait adjoint le 5* bataillon de « chasseurs, pénétra dans le bois de Woippy en « même temps que la brigade Gibon, et s'avança « au-delà jusque dans la direction de Villers-le- « Plesnois; elle occupait seulement le poste ruiné « de la Tuilerie, et le vallon de Saulny , où elle « se maintint en-deçà du village. Mais les troupes t ne gardèrent pas assez longtemps leurs positions ; « elles suivirent un mouvement de retraite momen- « tané de la brigade Gibon pendant l'attaque de « Sainte-Anne , et se retirèrent jusqu'auprès de « Woippy, se bornant dès-lors à observer les débou- « chés des bois, pour arrêter tout mouvement de « l'ennemi du côté de la plaine.
« En présence de l'intensité du feu de l'ennemi,
< qui . ne diminuait pas et de la direction couver-
< gente, qu'il lui avait donnée sur les points dont
nous nous étions emparés, il n'était pas possible de réaliser l'opération de fourrage, que j'avais voulu faire; nos voitures n'auraient pu traverser un terrain, sillonné en tous sens par les obus, et force fut de les faire rentrer au camp. Je fis maintenir néanmoins les troupes sur les positions conquises, afin d'affirmer notre succès, et jenedonnai qu'à 51ieures et demie l'ordre de se replier dans l'intérieur de nos lignes. La retraite se fit dans le meilleur ordre, sous la protection de notre artillerie de campagne et de nos batteries de position ; elle ne fut pas inquiétée par l'ennemi, autrement que par le feu de ses batteries, quoiqu'il pût disposer alors de forces considérables ; il était d'ailleurs tenu en respect par notre poste avancé de Ladonchamps, où la brigade de Chanaleilles s'était établie dès le début de l'action, et s'était solidement maintenue sous une véritable pluie d'obus; c'était là pour nos troupes un point d'appui redoutable, dont tous les efforts de l'ennemi avaient tendu inutilement à nous déloger. Les divisions des 3* et 4« corps suivirent le mouvement du maréchal Canrobert, et se retirèrent également, sans être inquiétées. « Bien que l'opération de fourrage projetée n'ait pu avoir lieu, cette journée n'en constitué pas moins pour nos armes un brillant succès. Nos troupes s'y sont vaillamment comportées, et l'ennemi, chassé de toutes ses positions, abandonnant ses tranchées et ses ouvrages, a laissé entre nos mains 535 prisonniers dont 4 officiers. Malheureusement nos pertes sont sérieuses ; elles s'élèvent à 1,257 hommes, mis hors de combat, et se répartissent ainsi :
« Officiers : 1 1 tués, 53 blessés, parmi lesquels on « compte 3 officiers généraux.
« Troupe : 90 tués, 981 blessés, 122 disparus. •
L'ennemi porte celles du IIP corps et de la division von Eummer à 65 officiers et 1,665 hommes; il faut y ajouter les 535 prisonniers faits par nous.
Le soir, les Prussiens, selon leur habitude, mirent le feu aux villages des Tapes.
Nouvelles de Vextérieur. — L'ennemi nous a renvoyé encore, dans la journée, une centaine de soldats échangés, qu'il nous devait ; ils ont été pris à Paris, Strasbourg et Toul; ceux qui ont été faits prisonniers dans ces deux dernières villes prétendent que la défense a cessé trop tôt, que l'on avait encore beaucoup de vivres et de cartouches; il n'y aurait même pas eu de brèche à Strasbourg ; mais les édifices étaient écrasés de bombes, et, ajoute l'un de ces prisonniers, s'il y avait encore des cartouches d'infanterie, il peut certifier qu'il n'y avait plus de poudre pour les pièces d'artillerie.
Quelques-uns ont été capturés devant Paris dans ce
combat du 19 septembre, dont nous avons lu, ce matin,
la première nouvelle par le télégramme suivant du roi
à la reine de Prusse : « Le V* corps et le 2' bavarois,
« soutenus par la tête du VP corps, après avoir passé
« la Seine à Villeneuve-Saint-Georges, au Sud de
« Paris, ont attaqué sur les hauteurs de Sceaux »
Cà Villejuif et Montrouge, dit une autre dépêche)
« trois divisions du général Vinoy, pris un ouvrage
'c et sept canons. Mon régiment (7« grenadiers) a
« encore fait beaucoup de pertes. L'investissement
€ sur la ligne de Versailles à Vincennes est fait par « la 3"* armée. >
Les hommes pris dans cette affaire, dite aussi de Chàtillon, nous donnent quelques détails sur la défense de Paris, qu'ils disent parfaitement organisée; les volontaires y sont fort nombreux, et des approvisionnements abondants ont été réunis dans l'enceinte des fortifications. Ils arrivent tous de Mayence , et sont venus à Metz par Wissembourg , Saverne et Nancy ; sur divers points les nôtres leur ont dit furtivement que la résistance s'organise à l'intérieur , que les francs-tireurs se défendent dans les Vosges et inquiètent les convois de l'ennemi.
Mais ici, qu'allons-nous devenir dans tout ce mouvement national? On compte assurément sur nous; et , au lieu d'appuyer ce magnifique élan , ne marchons-nous pas droit à une catastrophe qui va peutêtre le paralyser complètement?
8 octobre. — Je veux citer encore une lettre que Ton me montre ce matin ; on l'a trouvée sur un soldat de la landwehr, tué le 1" octobre aux avantpostes ; elle est adressée à sa femme , et débute par quelques observations au sujet d'une petite maison de commerce, que le ménage tient en Silésie; elle CGUitinue ainsi :
« A partir d'aujourd'hui , 30 septembre, tu
« recevras probablement tous les jours de mes nou- « velles. Pris comme secrétaire du sergent-major, < je vis avec lui et le secrétaire du bataillon , et je « reste aux bagages en cas d'alerte. Or , ces alertes « ne manquent pas en ce moment ; au contraire, les
Français ne nous laissent plus un seul instant de repos. Avant-hier, ils se sont amusés à nous envoyer des boulets de 72 livres ; heureusement, ils ne nous ont pas .fait de mal ; mais , comme nous étions à la Saint-Michel, nous avons jugé à propos de changer de propriétaire, et de chercher un logement plus sûr. Nous sommes allés derrière la montagne ; et les Français, Tignorant, ont encore tiré gaîmeut aujourd'hui sur les gourbis de lancien emplacement.
« Aujourd'hui , il nous est arrivé un général ; on dit qu'il va nous remplacer cette semaine avec les
troupes qui ont assiégé Strasbourg
« Je ne voudrais pas entrer à l'ambulance, car j'aurais peur d'y devenir plus malade. Cependant ceux qui, étant dans ces ambulances, sont favorisés par la Providence, vont quelquefois d'un seul trait jusqu'à Berlin. Les autres, au contraire, sont couchés comme des chiens. AEemilly,j'en ai vu, qui, très grièvement atteints, étaient étendus cependant sur la terre nue, même pendant la nuit. On ne leur donnait que du café et un peu de pain
blanc »
Pauvre diable, il n'était pas le lendemain aux bagages, malgré ses fonctions de secrétaire; il n'avait môme pas la bonne chance de n'être que blessé pour aller d'un trait jusqu a Berlin. De combien de soldats, de combien de familles n'est-ce pas là l'histoire !
Voici la pluie, pluie fine et pénétrante, qui parait
vouloir durer. Nos pauvres chevaux ne reçoivent
plus d avoine à partir d'aujourd'hui^; ils se placent
1 On leur en déllTrait encore à peu près 1 kilog. depuis quelques Jours.
tristement, la croupe tournée à la pluie, la tête basse, repliés sur eux-mêmes , pour rassembler un peu de chaleur vitale, qu'ils perdent plus rapidement par cette froidure, et qu-une maigre nourriture ne saurait entretenir. J*ai déjà parlé de. nos hommes, si mal installés sous les petites tentes ; nos blessés de nie Chambière ne sont guère mieux, vu leur état; les grandes baraques, dans lesquelles on les a groupés pendant Tété, sont froides, nullement disposées pour 'la saison rigoureuse, et l'on ne paraît pas y songer. Comme j'en faisais l'observation, il y a peu de jours, à un fonctionnaire, en parcourant l'hôpital : « mais j'espère bien que nous ne passerons pas ici l'hiver, » me répondit-il avec vivacité. Toujours la même imprévoyance ; dans toutes les régions on vit au jour le jour. Il est clair que l'armée ne passera pas l'hiver ici, puisqu'elle n'a pas de vivres, mais les blessésde l'hôpital pourront-ils, quoiqu'il nous arrive, recevoir une autre installation aux premiers jours de froid? Nous y voici , et mon interlocuteur est bien obligé de réparer enfin sa coupable insouciance.
Ce qu'il faudrait faire, — Nous sommes vraiment ici comme des condamnés à mort, dont les jours sont comptés. Si encore notre chute ne devait frapper que nous seuls .^ mais quelle influence désastreuse n'aura-telle pas pour Paris, pour l'intérieur qui se lève, et qui doit avoir déjà quelques ressources prêtes! Voilà tout à coup plus de 150,000 ennemis, auxquels notre anéantissement va permettre de se porter sur la capitale, ou sur d'autres points du territoire, pour y étouffer toute résistance 1 Que faire? On prétend que
l'on a posé cette redoutable question aux généraux de division , et qu'on leur en demande la solution par écrit. S*il en est ainsi, leur perplexité doit être grande. Beaucoup d'entre nous pensent encore que, pour éviter un nouveau Sedan , il faut absolument, coûte que coûte, se faire jour, mais sans tarder davantage. Laissons à Metz tous nos bagages, et les canons que l'on ne pourra pas traîner; formons un corps de cavalerie peu nombreux^ mais solide, avec les quelques chevaux de troupe qui nous restent, et les montures d'officier; attelons le plus d'artillerie possible avec les chevaux des fourgons, qui sont en bon état encore, et des chevaux de réquisition; ayons, en outre, des attelages haut le pied, qui donnent des renforts et de la viande pendant les premiers jours, et qu'avec l'infanterie valide, trois jours de biscuit ou de pain dans le sac , les officiers , bissac au dos comme la troupe, on s'élance, d'ici à deux ou trois jours, par ce temps de brume, dans la direction de Remilly ; on y laissera du mondeî mais 80,000 hommes passeront peut-être; ils marcheront rapidement vers Nancy, avant que le cercle des troupes prussiennes ne se réunisse contre eux ; il^ se disperseront, s il le faut, en corps d'armée, pour marcher plus rapidement, maifi en se soutenant toujours; et fussent-ils anéantis, ils auront sauvé l'honneur des armes.
Mais capituler comme. nos malheureux compagnons d'armes, livrer la clef de la Lorraine, comme vient de se rendre, sous le canon du moins, celle de l'Alsace, voilà des faits qui seront difficilement compris par les historiens ! voilà des douleurs qu'il faut avoir ressenties pour les comprendre t
Ce que nous pouvons dire , nous, les acteurs passifs de ce lamentable drame, c*est que tout s*est réuni pour nous créer une position inextricable. Il y a eu de la fatalité dans toute cette campagne, mais il y a eu surtout une coupable imprévoyance dans la préparation , de Timpéritie dans Texécution au début, et il y a, dans la direction actuelle, des indécisions funestes, de faux calculs et un manque absolu de fermeté.
Dimanche, 9 octobre. — Eh quoi 1 les résolutions viriles reprendraient-elles le dessus aujourd'hui? voici qu'on demande à tous les corps d'armée la situation numérique des combattants.
La pluie n'a pas cessé de tomber hier et toute cette nuit; c'est une dure épreuve pour nos camps.
Je reviens de Metz où j'ai vu un grand nombre de personnes attendre" l'ouverture des boutiques de boulanger; on vient de décider que chaque famille recevrait une carte municipale, indiquant le nombre de ses membres, et par conséquent la quantité de pain qu'elle pourrait acheter chaque jour; on a prescrit en outre des peines sévères contre la revente de cette denrée de première nécessité.
Dans l'armée, la composition des rations a été modifiée aujourd'hui : celle de pain ou biscuit est réduite à 300 grammes, tandis que l'on donne, par contre, 750 grammes de viande de cheval. De plus, une indemnité de 0^25 est accordée à la troupe, en sus de celle (0''.12) qui lui est déjà allouée, en remplacement de vin ; enfin une ration d*eàu-de-vie sera délivrée tous les deux jours. De distributions de four-
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rages, ainsi que je l'ai dit, il n*en est plus question ; les quelques chevaux de troupe, qui nous restent, sont conduits dans de maigres prairies, et y vivent comme ils peuvent ; la prolongation de leur existence dépend désormais du plus ou moins de dévouement de leurs cavaliers ; quant aux ofBlciers des différentes armes, ils continuent à faire tous les sacrifices possibles pour conserver leurs montures; ainsi, nous avons pu nous procurer encore aujourd'hui un sac de seigle et d'avoine, mais au prix de 80 francs les 100 kilogrammes.
Nos pertes officielles. — On établit aujourd'hui l'état de nos pertes officielles ; je le donne en détail plus loin^ Elles s'élèvent, depuis le commencement de la guerre, pour les cinq corps actuellement sous Metz, aux chiffres suivants :
DÉSIGNATIOX.
TDÉS.