VOISINAGES
ce que j'écris là est un peu leste, s'il est vrai que Greuze n'a- pas pensé à la cruche seulement; et je le crois bien, tant la pauvre enfant paraît sotte et abasourdie ! Elle n'est pas enchantée de s'être donnée; elle s'est plutôt laissé prendre, et elle est si jeune, que cela fait peine.
Cette jolie cruche villageoise me fait penser à cette autre, qui sera tantôt cassée, la Suzette des No^^e de Mozart. Quel charmant tableau le divin Mozart, à son tour, nous a donné, en cinq lignes de sa musique ! J'y retrouve toute la grâce et l'élégance de Greuze, avec quelque chose en plus, qui vient du chant.
L'ho perduta, me meschina, Ah chi sa dove sarà !