De Saint-Claude
médit de revenir, et qu'il me verrait avec plaisir. Les religieux m'en dirent autant. Je le promis, je les saluai tous, et je partis pour revenir chez M. le curé de Bilin. J'y demeurai environ huit jours, et j'y fus très bien chez ce respectable et aimable curé. J'allai voir ensuite mon bon curé de Merzlich qui m'invita à revenir chez lui.
Mais pendant ce temps-là nous reçûmes une lettre du secrétaire ' de Monseigneur notre évêque qui nous avertissait de nous approcher pour rentrer en France. Je quittai donc Merzlich pour rentrer à Toplitz arranger notre départ avec mon bon supérieur. Il me dit d'aller l'attendre à l'abbaye d'Ossac, où il voulait venir faire ses adieux. Je m'y rendis et j'y demeurai environ une dizaine de jours. Le vénérable abbé n'y était pas, mais je n'y fus ni moins bien reçu ni moins bien traité, toujours à la table de M. l'abbé.
Je fis, pendant ce temps-là, connaissance avec presque tous les religieux, qui, recevant chacun de M. l'abbé trois cents florins de pension, vivaient cependant et mangeaient tous ensemble, séparés de M. l'abbé, et faisaient toujours l'office divin. Je reçus d'eux beaucoup d'amitié. Il y en avait un, entre autres, nommé dom