‹ Journal d'un prêtre Lorrain, pendant la Révolution (1791-1799);Chapitre 20 sur 148 · XXXVI VABBE NICOLAS ALAIDOX ET SON JOURNAL · texte numérisé non relu

XXXVI VABBE NICOLAS ALAIDOX ET SON JOURNAL

le permis de séjour. Souvent aussi les protestants se montrèrent secourables à l'abbé Alaidon et à ses compagnons de misère; le journal en cite de très touchants exemples ^ De- leur côté les prêtres français, dénués de ressources, témoignèrent leur gratitude par des prières; ils n'avaient que ce moyen à leur disposition; mais il était bon.

A Warendorf, petite ville de Westphalie, le clergé et la population avaient été particulièrement hospitaliers et bienfaisants. Après entente avec le curé de la grande paroisse de la ville, il fut décidé que, tous les jours, dans cette église, les prêtres français assistés diraient, à tour de rôle, une messe basse pour leurs bienfaiteurs; de plus, tous les mercredis, une messe solennelle serait chantée aux mêmes intentions, précédée de la récitation des petites heures cFun office composé tout exprès. L'auteur en est l'abbé Léopold Voinier, ancien et dernier supérieur du collège de Saint-Claude, à Toul, celui que, dans son journal, l'abbé Alaidon appelle, « mon ami Popol » ^. Les hymnes sont l'œuvre de l'abbé Maigret, curé d'Agincourt, humaniste distingué, ancien élève du collège de la Marche à Paris et professeur au collège de Nancy ^

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