‹ Journal d'un prêtre Lorrain, pendant la Révolution (1791-1799);Chapitre 30 sur 148 · Le 31 juillet · texte numérisé non relu

Le 31 juillet

2. Pierre-François Châtelain, né à Noreuil (Pas-de-Calais), le 26 janvier 17i4. Ancien Lazariste; depuis 1766 chanoine de Saint- Gengoult à Toul. Élu évéque constitutionnel de la Meurthe, le 13 mars 1791 ; démissionnaire le 18 avril suivant, avant d'avoir été sacré. Il mourut le 22 février 180S, à l'à{;e de qualre-vinptquatre ans, prêtre habitué de la paroisse de Saint-Gengoult ii Toul. (Cf. abbé Eug. Mangenot, les Ecclésiastiques, p. 212, note 2.)

et enfin refusé, il fallut chercher et aveugler un autre homme pour le mettre à sa place. On en trouva un ' qui ne vint que vers la Pentecôte-. En conséquence, j'eus le temps de faire faire les Pâques à mes paroissiens, la première communion aux enfants que je trouvai disposés. J'eus même le bonheur de faire les processions du Saint-Sacrement pendant l'octaA'e de la Fête-Dieu, cérémonie que je n'avais jamais faite dans ma paroisse, parce que d'autres la faisaient pour moi ^. Je célébrai aussi ma fête patroucile de Saint- Pierre '* qui, cette année, tombait pendant ladite

1. François-Luc Lalande, ancien Oratorien, vicaire épiscopal de l'évèque intrus de Paris, Gobel. Élu le 8 mai 1791 évêque constitutionnel de la Meurthe et installé le 3 juin suivant.

Il fut parmi les évêques et les prêtres qui, à la suite de Gobel, apostasièrent devant la Convention (séance du 7 novembre 1793), rendant leurs lettres d'ordination et déclarant qu'ils renonçaient pour toujours à leur qualité de prêtre et au caractère épiscopal ; oa appelait cela se déprétriser. (Cf. Pisani, rÉglise de Paris, II, p. G.3-G4).

2. Il vint en effet le dimanclie 5 juin, huit jours avant la Pentecôte.

3. Ces autres, c'étaient les Bénédictins de l'abbaye de Sainl- Mansuy; ils invitaient le curé de Saint-Pierre à assister à la procession. Mme François rapporte à ce sujet ce détail : » M. Alaidon ne voulant pas marcher à la suite de ces religieux, fit faire une fois la procession de la Fête-Dieu aux habitants du faubourg', sans en prévenir les Bénédictins. Ceux-ci, outrés de voir leurs droits méconnus, firent signifier au curé, par le ministère de l'huissier Mourot, d'avoir à s'abstenir à l'avenir » (Éludes, p. 70. — Voir plus haut, p. xxi).

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