‹ Journal d'un prêtre Lorrain, pendant la Révolution (1791-1799);Chapitre 44 sur 148 · C'est le chanoine de Vercly. (Voir p. 27, note · texte numérisé non relu

C'est le chanoine de Vercly. (Voir p. 27, note

2. La main inconnue a ajouté en note : « M. de la Girousière, mort à Paderborn, en 1800 ». — Chrislophe-Frani.'ois-Noël- Jean Mulet de la Girousière, né à Bonzéc en 1737, avait été pourvu de la 2.3° prébende à la cathédrale de Verdun le 20 juin 1759. Il émigra à Trêves en 1792. (Voir Robinet, Pouillé, t. 1. p. 110.)

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même à manger chez lui. Il m'engagea aussi à me faire approuver pour la confession et vint avec moi chez M. le grand vicaire qui m'accorda aussitôt cette approbation. J'avais obtenu sous sa protection une bonne chambre à feu au séminaire oii je trouvai déjà plusieurs prêtres de notre diocèse que je ne connaissais pas beaucoup. Mars, dans cette circonstance, nous nous vîmes avec beaucoup de plaisir et nous devînmes amis. Nous nous consolions les uns les autres, nous tâchions de nous édifier; nous avions le bonheur d'avoir une église oîi nous pouvions célébrer tranquillement et aller prier quand nous voulions. Oh! qu'elle nous parut précieuse après en avoir été privés si longtemps !

Mais ce bonheur ne fut pas de longue durée; vous vouliez nous éprouver, ô mon Dieu, et vous vouliez nous donner de nouvelles preuves de votre providence. En effet, après trois semaines ou tout au plus quatre, le roi de Prusse se retira avec son armée ' et nous fûmes obligés de la suivre ou plutôt de nous mêler au milieu de tous les bagages.

C'est ici où il fallut faire ce que je n'avais jamais fait : marcher avec une armée, par des

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