‹ Journal d'un prêtre Lorrain, pendant la Révolution (1791-1799);Chapitre 65 sur 148 · Voir plus haut, p. 98, note · texte numérisé non relu

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m'en serais plus séparé. Mais Dieu en avait disposé autrement. Ils étaient partis il y avait huit jours. Je demandai bien l'endroit oîi ils s'étaient retirés. On me le dit à peu près, mais on n'en était pas sur; ce qui fit que je ne pus pas les rejoindre. Nous restâmes le dimanche dans cette abbaye oîi nous fûmes bien reçus, et nous en sortîmes le lundi K

Après plusieurs jours de marche, nous arrivâmes à Erfurt, grande ville composée de catholiques et de protestants. C'était d'abord là que nous avions voulu venir nous fixer. Mais nous y vîmes quantité de prêtres français qui vivaient à l'auberge et qui, s'étant déjà informés et ayant déjà cherché, nous dirent qu'il n'y avait pas grandes ressources à espérer. En conséquence nous n'y demeurâmes que deux jours. Je vis dans cette ville une maison d'Augustins où Luther avait demeuré et où on montrait encore sa chambre. J'y vis un temple de protestants, chose que je n'avais pas encore vue. C'était pendant le carême. Tout était tendu en noir. J'y vis un autel comme dans nos églises, un grand Christ et deux chandeliers sur l'autel; j'y vis aussi un ministre en chaire qui lisait. Il était en

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