Sans doute Waldsasscn
d'autres prêtres français, et il en arriva encore après nous ; nous y fûmes tous reçus pour souper et pour coucher. Mais le. lendemain il fallut en partir, pour faire place à ceux qui arrivaient continuellement.
M. Bienaimé, qui parlait fort bien allemand, sut si bien manier M. l'abbé et le Père procureur qu'il nous obtint des lits à presque tous de notre bande, tandis que les autres couchaient sur la paille, et une chaise pour partir le lendemain. Cette voiture nous conduisit environ à deux lieues, et elle était accompagnée de deux soldats, afin que sans doute nous ne nous écartions pas de la route.
Nous entrâmes pour lors sur les terres de Saxe, autre pays protestant.
Mais, avant d'aller plus loin, je me rappelle qu'étant au moins une vingtaine de prêtres français dans une petite ville, nommée Reissnach, nous eûmes la consolation de voir le roi de France, Louis XVIII. Il n'était point si gros qu'autrefois, mais il se portait fort bien. Comme il gardait l'incognito, nous nous contentâmes de paraître pour le voir monter en voiture, sans rien dire.
Quand il fut parti, nous continuâmes notre route, et nous vînmes à Plauen, ville de Saxe.