Voir Guillaume, l. c. ; Thiriet, l. c
2. L'acte de donation est conservé aux archives de Meurtheet-Moselle, G, 1077.
3. Cette décision fut prise par l'abbé Pécheur, premier curé de la paroisse Saint-Nicolas (1731-1742).
4. Gomme il arrive souvent, les ecclésiastiques étant généralement de pauvres financiers (Dieu me garde de trop les en blâmer!), le capital de la fondation Catherine Michel disparut vers Tannée 1760, englouti dans un mauvais placement. Mais Mgr Drouas, alors évèque de Toul, prit soin que les intentions de la donatrice fussent respectées. Ni les messes fondées, ni le prêtre habitué (ou troisième vicaire) attaché à la paroisse ne furent supprimés. A dater de l'année 1786, ce fut la ville de Nancy qui paya le traitement du troisième vicaire. — Voir sur ces détails : Extrait du mémoire de M. BoHin, curé, aux conseillers de l'hôtel de ville de Nancy, en 1786, pour obtenir de la ville le traitement d'un troisième vicaire (Archives municipales de Nancy,
xviH L'ABBÉ NICOLAS ALAJDON ET S0.\ JOURNAL
Tabbé Alaidon, nous voyons quelques prêtres justement estimés à cette époque dans le clergé lorrain, débuter dans le ministère, en qualité de prêtres habitués, à Saint-Nicolas de Nancy : MM. Mérat, Barbiche, Mollevaut, Rollin.
Pourquoi ne suivrions-nous pas cet exemple? Ne pourrait-on pas, à des paroisses voisines des universités, attacher, à titre de prêtres habitués, de jeunes ecclésiastiques aptes aux études supérieures? Chargés d'un ministère utile encore, quoique restreint, ils trouveraient ainsi, pendant quelques années, avec les moyens d'existence, la facilité de suivre les cours des facultés, de passer des examens, de faire une thèse de doctorat, de se préparer à l'enseignement secondaire ou supérieur; et cependant ils seraient aussi initiés au labeur paroissial dont il est regrettable que les jeunes prêtres destinés aux hautes études soit complètement écartés.
L'abbé Alaidon resta deux ans à Saint-Nicolas (1763-1765). Le 15 janvier 1765, l'abbé Naudot, de Dieulouard, ayant été nommé curé de Jézainville, résigna en sa faveur la cure de Saint-Pierre, au bourg de Saint-Mansuy, à Toul. L'étendue de la paroisse avait été considérablement réduite ' ; mais,
D. D. 24), publié par M. Beugnet, curé actuel de la paroisse, dans- le Bulletin paroissial de Saint-Nicolas, décembre, 1907.
1. Elle comprenait jadis, ii l'intérieur des murs, le massif des maisons qui s'élevaient depuis l'Iiôtel du gouverneur jusqu'à la Maison-Dieu et la porte de la place. Mais, en l'année 1631, ceux qui demeuraient dans cette partie du territoire paroissial
L'ABBÉ MCOLÀS ALAIDON ET SON JOURNAL xix
malgré cet amoindrissement, son revenu était encore convenable ^
Une chose fut pénible à Tabbé Alaidon, Sa paroisse n'avait pas d'église. C'est dans l'abbatiale des Bénédictins de Saint-Mansuy, à un autel collatéral, que le curé de Saint-Pierre célébrait les offices paroissiaux. Quant aux ornements, linges, vases sacrés et autres objets nécessaires au culte, ils étaient enfermés dans une armoire ménagée sous le grand orgue. De telle sorte que, entrant en possession de son nouveau poste, l'abbé Alaidon trouva, comme église, un autel, et, comme sacristie, une armoire. Situation peu enviable; rare sans doute, sinon unique, dans les fastes paroissiaux. Des difficultés avec les religieux bénédictins la compliquèrent encore. Il semble surprenant que l'entente ne soit pas toujours complète entre les deux clergés. Même séparés, ils sont parfois, les
demandèrent à être ratlacliés à une église moins éloignée. Leur prière fut exaucée; et, seul, le faubourg de Saint-Mansuy, habité par des laboureurs et par des vignerons, resta sous la juridiction du curé de Saint-Pierre.
1. M. l'abbé E. Mangenot a retrouvé aux aichives de Meurtheet-Moselle (L. 2440, n" 29) la déclaration des revenus de cette paroisse, présentée par l'abbé Alaidon, en 1791, à l'administration du directoire de Toul :
45 charges de vin à prendre aux bouges de l'abbé de Saint- Mansuy, évaluées : 154 livres, 2 sous, 6 deniers.
23 resaulx de blé, à revenir des Bénédictins de Saint-Mansuy, évalués : 403 livres, 12 sous.
Des novales, affermées pour 84 livres.
1 jour de vigne, dont le revenu annuel a été estimé 40 livres.
Le casucl évalué à 13 livres.
Le traitement était fixé à 1200 livres.
Ce qui fait un total de 1890 livres, 14 sous, G deniers.
XX L'ABBK MCOLAS ALAlDOy ET -S'O.V JOURNAL
uns et les autres, victimes de réciproques malentendus; et là, ils vivaient côte à côte, abrités sous les voûtes de la même église'.
Il fallait une église à la paroisse; le curé le comprit et résolut de la construire. Commencée à la fin de Tannée 1773 elle fut inaugurée en 1777.
Voilà donc enfin le curé et les paroissiens chez eux. De l'abbé Alaidon curé Chatrian ^ fait un magnifif{ue éloge.
« yi. Alaidon faisait beaucoup d'aumônes. A un cœur excellent, il joignait une facilité et une délicatesse d'esprit qui auraient pu le faire briller aux premières places; mais sa piété et son application au gouvei'nement de sa paroisse le rendaient encore plus respectable. L'éducation de la jeunesse était un des principaux objets de sa sollicitude, et l'école qu'il avait formée pour cet effet servait de modèle dans le diocèse.
« Quelques sermons prêches à Toul avaient fait admirer ses talents pour la chaire -. Dans sa paroisse il savait se proportionner {sic) à la portée de ceux à qui il parlait, et, soit aux prônes, soit aux prières du soir, son église était toujours pleine. »
Nous savons aussi par le cahier de la sœur Gabrielle^ que, si dans les bancs de ses fidèles paroissiens il voyait des places vides pendant l'office paroi.ssial, il allait au domicile des absents s'informer des motifs qui les avaient retenus.
Il ne semble pas que le régime de la séparation