Le dimanche 28 ou lundi 29 août
188 iW PRÊTRE LORRAIN PENDAST LA RÉVOLUTION
Ils n'osaient m'en parler et chargèrent le prêtre français qui était chez eux de me prévenir. Je me soumis à cette nouvelle épreuve, et alors M. le comte me fît part de la lettre. Il me dit qu'il fallait retourner à Posen, pour tâcher d'obtenir la permission de rester chez lui. Il me donna de nouveau de l'argent pour ma route et une voiture jusqu'à Kosten qui était à une bonne lieue.
Je partis donc*. A Kosten je pris M. Gobert qui était dans le même cas que moi, et nous vînmes encore dîner à Champin. Ce bon curé ne se lassait pas de nous voir, et souffrait des difficultés qu'on nous faisait. A Mouchina, nous eûmes à peu près le même souper, mais sûrement le même coucher, et nous arrivâmes le lendemain à Posen chez M. le doyen qui fut étonné de nous revoir sitôt, mais qui nous reçut au moins aussi bien que la première fois. Il se donna toutes les peines possibles pour nous obtenir cette permission. Il n'y eut pas moyen. M. Gobert, qui apprit que les Pères Dominicains de Kosten le tiendraient chez eux gratis, y alla, espérant que ces religieux obtiendraient euxmêmes, la permission de le garder. Pour moi, M. le doyen voyant qu'il ne pouvait l'ob-