VIII PREFACE
« Sa personnalité se dégageait vivement sur son entourage. Quelques-uns de ses supérieurs semblaient le jalouser instinctivement. Il était trop différent de plusieurs de ses camarades, pour avoir avec tous une égale intimité. En revanche, tous ses subordonnés Tadoraient. Ces bonnes gens : Peuhles-Bambaras-Toucouleurs ou Malenkés, avec la simplicité et la droiture de leur jugement non averti, subissaient de sa part l'impression d'une supériorité complète, indiscutable, qui s'affirmait partout. »
« Il n'en est pas toujours ainsi; ajoutait M. de L...; pour ma part, je pense qu'il y a là-bas des blancs qui sont inférieurs aux nègres, et je sais que les nègres pensent comme moi. Mais, Gaston Lautour se montrait toujours chrétien et Français, parfaite expression du civilisé en face du sauvage fétichiste ou idolâtre.
« Il ne perdait pas, lui, à être vu de près. Et j'entends encore le maréchal des logis indigène : Dioré Sissotro, son sous-verge, comme nous disons, m'exprimer ainsi ses sentiments : « Lautour, vois-tu, lieutenant, Lautour, y a bon beaucoup, y est fils de chef..* j)