L-Ekseif
Couronssa ^ ,
El-Harib
Kan-kan
Gbourland
Youmosso
Bobeim
Sambatikila
Fez
lime. «
Mequinaz
Douasso
Arbate
Séjours
3oi.
Temps total. . . .
Quand on se propose de mettre une carte quelconque sous les yeux du public, le premier devoir est de lui soumettre les élémens qui en font la base , et
REMARQUES
de ne pas donner au travail qui en est le résultat plus de valeur que n’en ont les matériaux ; et eux^ mêmes n’ont que celle qui appartient, soit aux instrumens ou aux procédés dont le voyageur a fait usage, soit à la manière dont il a recueilli les observations et les renseignemens qui sont le fondement de sa description. M. Caillié n’était point pourvu d’instrumens d’astronomie; il n’avait pas de montre et il estimait l’heure par la hauteur du soleil; mais il possédait deux boussoles qui lui ont été d’un grand secours. Toutes ses directions ont été soigneusement notées, à l’aide de cet instrument pendant le jour, ou des étoiles pendant la nuit. Quant aux distances y elles ont été estimées d’après plusieurs expériences faites par lui - même à Sierra-Léone , pendant qu’il se préparait à son entreprise. Il avait coutume de parcourir un espace mesuré exactement en milles anglais , et d’observer le temps qu’il mettait à faire ce chemin. C’est ainsi qu’il a évalué le nombre de milles de chacune de ses marches, depuis Kakondy jusqu’àDjenné ; ce nombre est de trois milles anglais à fheure ou deux milles géographiques six dixièmes : cependant jusqu’à Timbo, c’est-à-dire , pendant les premières journées du voyage, le nombre doit être un peu augmenté ; c’est ce qui résulte de la position de Timbo, déterminée par le major Laing ; et, pour le dire en passant, cette partie de la marche de M. Caillié prouve que fan-
ET RECHERCHES GEOGRAPHIQUES. l83
cienne position de Timbo, d’après Watt et Winterbottom, est tout-à-fait inadmissible. Cette vitesse de deux milles géographiques six dixièmes par heure , ou plus exactement de deux milles quatre dixièmes à deux milles six dixièmes, appartient en général aux marches isolées, aux caravanes peu chargées. Pour les caravanes chargées légèrement , les heures de marche ne
dépassent guère deux milles géographiques trois dixièmes, et, pour les caravanes très-nombreuses et pesamment chargées , un mille géographique et demi à trois quarts en sus^.
A partir deDjenné , M. Caillié a voyagé par eau. Le cours du fleuve était assez lent; les obstacles résultant de la mauvaise construction du navire , de l’ignorance et de la maladresse du pilote , et des îles ou bancs de sable , font réduire l’heure de navigation directe à deux milles anglais par heure. Des motifs difPérens , mais dont le résultat est semblable, déterminent cette même valeur pour l’heure de marche dans le désert, depuis Temboctou jusqu’à Fez. Ce nombre de deux milles, pris comme terme moyen pour une si longue marche^, admet presque toutes les dilférences possibles , entre les vitesses de la caravane dans chaque
(1) Voyez ci-dessous, art. 3, les remarques sur les heures et les journées de marche dans l’Afrique septentrionale.
(2) Quatre-vingt-seize journées, sauf les séjours
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moment : enfin , ce meme nombre de deux milles anglais est intermédiaire entre la marche des caravanes pesamment chargées et celle des caravanes moyennes, ce^ qui était le cas des caravanes que M. Gaillié suivit depuis Temboctou , comme on le voit dans sa relation.
C’est ce même motif du défaut d’espace qui, avec la différence d’orientation, est cause des fréquentes coupures que j’ai été obligé de faire de la route sur la carte itinéraire. L’échelle adoptée pour la carte itinéraire, un millionième, est peut-être un peu petite pour f expression des détails et de tous les angles de la route; aussi je f avais construite d’abord à une échelle double ; mais ce développement aurait exigé trop d’espace,