‹ Journal d'un voyage à Temboctou et à Jenné, dans l'Afrique Centrale, précédé d'observations faites chez les Maures Braknas, les Nalous et d'autres peuples; pendant les années 1824, 1825, 1826, 1827, 1828 (volume 4)Chapitre 27 sur 56 · CABRA OPPIDUM · texte numérisé non relu

CABRA OPPIDUM

Cabra sic satis ampluin absque mûris ad pagi moduin compositum oppidum , distat à Tumbuto ad flumen Nigrum in duodecimo ferè milliario : hic mercatores ad Gineæ aut Melli regnum navigare cupiontes , naves conscendunt, Hujus tàm cives quàm ædificia Tumbuti ædificiis atque civibus non aclmodùm sunt inferiora : hiic Nigritæ navigio undique conduere soient. In bac civitate Tumbuti rex judicem quemdam constituit , qui lites inter eos componeret : molestum enim erat toties in anno eam ob causam eo proficisci. Ego hic regis fratrem Abu-Bacr, cognomine Pargama, novi hominem, colore quidem nigrum , cæterùm animo atque ingenio candidissimum. Frequentissimi hic exoriuntur morbi, qui rempublicam mirum in modum minuunt. Idque propter ciborum ineptissimam commixtionem : pisces enim lacté , butyro atque carnibus commiscent; estque hic præcipuus ferè Tumbuti cibus.

(i) Recherches sur VAfrujue septeiit. etc., pag. i84. H est vrai que cet itinéraire est moins digne de foi que celui du Gheykh Haggy Cassem, traduit parM. Delaporte, dont la date paraît de i8o5, et qui concorde sur plusieurs points avec M. Caillié. Ceux qui ont fait de cette partie de l’Afrique l’objet de leurs études, reconnaîtront dans le premier des fictions évidentes.

REMARQUES

A l’égard de la description des montagnes du Fouta-Dbialon, et du parti que l’on peut tirer des descriptions de M. Gaillié pour se faire une idée de la configuration du pays , ou des rapports qui existent entre les divers bassins , je dois renvoyer à ce que j’ai dit au § U ( articles 2 et 3 ) ; j’y renverrai également pour la position des dilférens pays , pompeusement appelés royaumes par les voyageurs ou par les écrivains.

Quoique n’ayant pas reçu du Gouvernement, ni des sociétés savantes, les questions ou instructions qui pouvaient le guider dans ses courses, M. Gaillié a beaucoup observé; s’il n’a pu traiter de tels sujets à fond, ou s’il n’a fait que les effleurer, il a du moins ouvert la route à ses successeurs. G’ est ainsi que , chemin faisant , il ne perd pas une occasion de parler des mœurs et des usages , des costumes et de la nourriture des peuples; des pratiques religieuses et des superstitions ; du commerce et de la navigation ; de findustrie, de fagriculture, et des habitations; de la population du pays ; du caractère , de la physionomie et du langage des habitans ; de leurs habitudes guerrières ou paisibles; en un mot, de fétat de la société chez ces peuples encore demi-barbares. On lit surtout avec intérêt le tableau d’une agriculture florissante , d’une population paisible et industrieuse , dans les pays de Kan-kan, Ouassoulo, Baléya, etc. Pou-

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vait-011 exiger qu’il approfondit ces questions, ou même espérer qu’il s’en occuperait avec fruit?

Il serait superflu d’exposer ici tous les résultats neufs que nous lui devons, et qui doivent faire excuser la naïveté souvent minutieuse de ses récits ; ils en peignent mieux les difficultés du voyage et les précautions qu’il exige. Les voyageurs futurs ne se plaindront pas de cette multiplicité de détails , monotones , il est vrai , mais propres à les éclairer sur les mesures à prendre pour ne pas échouer dans leur entreprise. Sous ce rapport, notre compatriote aura servi utilement aux progrès des découvertes.

La conformation physique des races et la couleur de la peau ont été notées le plus souvent par notre voyageur. C’est un moyen d’éclaircir des questions enveloppées aujourd’hui d’une grande obscurité; par exemple, l’origine des Fellatas, comme les appellent les derniers voyageurs anglais. Quels rapports ont-ils avec la grande nation des Foulahs? M. Caillié nous apprend que les Touariks s’étendent bien plus loin dans le S. qu’on ne croyait; leurs camps sont assis sur le Dhiolibâ, bien au-dessus de Temboctou. Il nous fait connaître aussi qu’ils portent un second nom, celui de Sorgous : sur-tout il nous donne, sur la tyrannie qu’exerce contre les paisibles indigènes ce peuple errant et pillard, des renseignemens très-précieux ; le portrait qu’il en fait respire la vérité.

REMARQUES

A l’égard des idiomes , il est fâcheux que M. Gaillié n’ait pas pu recueillir plus de deux vocabulaires, ayant visité tant de peuplades. Celui de Temboctou n’a que cent vingt mots : on regrette qu’il ne soit pas plus étendu. J’ai déjà dit que les mots de la relation de Denbam s’accordent avec lui, mais non pas ceux d’Adams et de Bowdich.

Les notions de commerce ont été recueillies avec soin. M. Gaillié ne manque presque jamais d’indiquer les marchandises indigènes ou étrangères qui sont sur chaque marché, leur prix, et l’espèce des monnaies. Il nous confirme que les marchandises d’Europe parviennent dans f Afrique centrale; des objets de fabrique anglaise se voient à Djenné comme à Saccatou. Sur le commerce de for de Bouré, le voyageur donne des renseignemens qui paraissent aussi positifs que neufs, et propres à diriger peut-être les calculs des spéculateurs, ou les elforts des gouvernemens européens. Nous ne savons encore que vaguement quel est le degré actuel des richesses des minés de Bouré, et la quantité de for qui est maintenant dans le commerce; mais on ne peut révoquer en doute fabondance de for dans ce quartier de f Afrique. Nous savons de plus positivement que ce riche pays est à cent vingt ou cent quarante lieues en ligne droite des établissemens de la Gambie et du Sénégal. Si l’on pouvait ouvrir un jour une communication directe ,

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011 éviterait le trajet de Bouré à Ségo, de Ségo à Djeiiné, de là à Temboctou, puis à Maroc à travers le grand désert; on ferait plus que raccourcir le chemin d’au moins quatre cents lieues en ligne droite*;

on échapperait à favidité des Maures et des Juifs,

qui absorbent la plus grande partie des bénéfices; on échapperait encore à la férocité des brigands du désert. Avec peu de sacrifices, et en peu de temps, on obtiendrait ce résultat, si f on voulait y consacrer une petite partie des efforts dépensés en pure perte pour des objets moins utiles. Quoiqu’il arrive, la géographie et le génie des découvertes auront eu le mérite de signaler une source nouvelle de richesses à notre vieille Europe , surchargée de dettes et de population , et prête à succomber sous ce double fardeau, si fon n’ouvrait bientôt quelques débouchés à son industrie.

S’il était possible qu’on élevât des doutes sur la véracité du voyageur; si fon pouvait supposer que tout ce qui précède laissât encore de fincertitude chez

(i) De Tanger à Temboctou, 45o iieues en ligne droite; de Temboctou à Bouré, 200 lieues; total 65o lieues; avec le retour, i3oo. De Saint-Louis à Caignon, iio lieues, de Caignon à Bouré, 120; total 23o, et avec le retour, 46o : différence en ligne droite, 420, et avec le retour 84o.

remarques

ceux qui, au premier abord, ont manifesté un peu d’incrédulité , les résultats que je viens d’exposer resteraient également douteux: c’est leur importance même qui doit m’engager ici à ne rien négliger pour dissiper les nuages , s’il en existait encore. Je citerai en première ligne , comme un témoin sûr de cette véracité , un manuscrit arabe que Lânder reçut il y a deux ans des mains de son maître Glapperton , et que M. Salamé traduisait à Londres, dans le temps même que M. Caillié achevait son entreprise : c’est une description d’une partie du Soudan. On pourrait lire en partie le texte africain, avec la nouvelle carte à la main, pour les pays communs à cette description et à l’itinéraire , c’est-à-dire, jusqu’à Temboctou. J’ajouterai même quelle aurait été complètement inintelligible pour moi, sans le secours de cette carte L L’altération des noms de lieux n’empêche pas de les reconnaître; car plusieurs de ces différences ne proviennent que de la négligence des copies, comme cela me semble évident. Voici l’extrait de ce document curieux, qui était accompagné du pian du Kouara, que traça de sa main le secrétaire ou l’écrivain du sultan Bello. Je mets seulement, selon l’ordre géographique , les différentes parties de la description , extraite comme je fai dit.

(1) Voyez la traduction française, par MM. Eyriès et de la Pienaudière, tome II, supplément, pag. 298 et suiv.

(( La route de Sakkatou au Maséra traverse le Kouara et d’abord un affluent de ce fleuve.

Le Kouara vient du S. au N.; de là à l’E. , puis il retourne au midi.

Il est formé de deux bras : l’un , dit Balio, la rivière noire, venant du Fouta-Djalo; l’autre, dit Ranioii , la rivière h lanche , venant de Ségo k

A leur jonction, il prend le nom de Couarra, toujours selon l’écrivain.

Sur le premier est une grande île renfermant la ville de Djéri.

Plusieurs rivières se jettent sur la rive gaucbe du fleuve.

Au delà est le lac Djebou.

Temboctou est au coude le plus avancé du fleuve : Kabara est à demi-journée de la ville.

Le Maséra est au-delà de la branche venant de Ségo.

Les Touariks occupent le pays le plus voisin de Temboctou au N., etc. ))

Je passe sous silence les autres lieux étrangers à la route de M. Caillié, ou dont il n’a pas parlé.

Ce récit paraît d’abord fort obscur ; mais si on lit avec moi Massina au lieu de Maséra, et Djené ( ou Djenné ) au lieu de Djéri, tout s’explique.

(i) La traduction du document en langue anglaise a joint ici les pays de Fouta-Torou et Darboz ; ce dernier ne peut-être San-Salvador , comme pense le traducteur.

R E M ARQUES

Or, il a été facile de confondre un noan sans point (J , avec un j ré. Une semblable erreur, je pense, a été commise au nom de Ba-nioii qu’on a lu Raiiioü , en prenant un hé sans point j pour un j ré.

Le mot Dombari, montagne figurée sur la carte de l’écrivain fellata , doit être lu en deux mots d’Oinihori, d’après ce qui précède.

M. Caillié nous ayant appris que la position de Djenné est dans une île, on la reconnaît aussitôt dans celle de Djéri, situé en effet à sept journées de Ségo. De même le bras qui, des environs de Ségo , suivant M. Caillié, va rejoindre la brandie occidentale à Isaca, explique le Balio et le Banio, qui se rencontrent (suivant le Fellata), au-dessous de Djéri (ou Djenné ). Notre voyageur n’ayant pas demandé les noms de ces branches du fleuve, ils n’ont pas pu venir à sa connaissance. Le Maséra est ici , comme le Massina, à l’occident de Djenné : je remarque qu’en cbeminant de Timé à Djenné, M. Caillié n’a pas vu ni entendu parler de la montagne ou de la ville Ounbari, ni de la route allant à Saccatou.

Le lac ,Debo ou Debou est bien ici à la place où l’a vu M. Caillié, entre Temboctou et le confluent des deux branches ( à Isaca ) ; il est nommé dans la description arabe Djebou. Le nom de ce grand lac s’écrit sans doute , et je pense qu’on prononce, dans ce mot, le ^ par dhi, comme au Sénégal. A

ET RECHERCHES GEOGRAPHIQUES. 2 -y 3

ce sujet, je remarque que, selon M. Gaiilié, le nom de la ville de Djennéest prononcé, dans le pays, d’une manière particulière que 3’ on exprime ici par D/uchhV.

C’est encore la même chose pour le nom du Fouta- Dhialon, que le traducteur anglais , d’après le Fellata, écrit Foata-Djalo^. C’est en étudiant la nomenclature arabe des lieux riverains du Sénégal que cette observation m’a paru se confirmer de plus en plus ; l’analogie doit la faire appliquer aux contrées voisines. Les marabouts n’avaient à leur disposition que la lettre cljim pour exprimer ce son mouillé, d’une nature particulière , intermédiaire entre le th anglais et le dj arabe.

Les marigots que M. Caillié a remarqués sur la rive gauche du fleuve , correspondent aux quatre rivières ou canaux appartenant au Maséra ou Masina.

Kabera paraît ici placé au-delà de Temboctou (en venant de Djenné) : peut-être est-il question d’un autre lieu que Cabra; ou bien Temboctou serait un peu plus à rO. de Cabra qu’on ne l’a pensé. M. Caillié, en se rendant à cette ville, a marché droit au N. de la bous» sole, ce qui la place à i y® seulement à l’O. de Cabra.

(i) Ce sont des exemples semblables qui m’ont fait adopter, depuis long-temps , le dh ou le gli pour la transcription de plusieurs noms africains, notamment dans le mot Dhiolibâ, indépendamment du sens qu’a le mot Dhtoli-, que les indigènes lettrés écrivent peut-être Voyez Remar(jues géo^raphicjues sur le cours du Sénégal et celui de la Gambie, pag. lo, etc.

ITT.

REMARQUES

Relativement à Banioii, la rivière blanche, je ferai remarquer que M. Caiilié traduit aussi de cette manière le mot Bagoé, nom d’un grand affluent du fleuve, venant de Teuté, très-loin au S., mais tombant sur la rive droite , tandis que le Baniou vient de la gauche : il y a donc diflerence et de nom et de position. Au reste , Goé ( et Koué selon Mungo Park ) signifie en effet blanc en mandingue. Quant aux mots niou et lio, je ne les vois , dans aucun des vocabulaires de l’Afrique septentrionale, avec la signification de blanc et noir. En ouolof , c’est nioal qui signifie noir.

Le Banimma des cartes ne peut courir parallèlement au grand fleuve , ainsi que je l’ai expliqué plus hautk

Il ne serait pas sans intérêt de comparer avec ce tracé la prétendue carte de Bello lui -même, que Clapperton a rapportée de son premier voyage^.. Cinq ou six positions seulement ont traita mon sujet; on y voit, comme dans l’autre, Djenné entre deux branches du fleuve ( nouveau trait de conformité avec notre voyageur ), et le Massina en est séparé par la branche occidentale. Ici encore, l’r a été substituée à-

(1) Cependant j’ai vu quelque part ce nom traduit par rivière noire ; le Bânimma est indiqué du côté de l’E. comme le Balio.

(2) The Narrative of travels and discoveries in northern and central Africa, hy major Denham and C. H. Clapperton. London, 1826, p. 109 du journal de Clapperton.

I’m ( et , je le présume, par Ja même cause ) ; car on y lit Jesni ou Jenri, et Masliira^.

, Par défaut de place , Bello a rapproché étrangement Ségo de Massina, et le Fouta de Djenné. La ville de Temboctou (écrite Tonbaktou ) n’est pas mieux placée par l’auguste géographe; mais il a marqué entre elle et Mashira ( Massina ) , un grand affluent ou embranchement : c’est probablement une des quatre rivières que son secrétaire a figurées dans le même espace , et un des marigots dont M. Caillié a vu l’embouchure^. Ainsi, les deux seules cartes indigènes ( si on peut les appeler ainsi ) que nous possédions , et les descriptions récentes de deux Africains , confirment les découvertes de M. Caillié, qui n’en avait aucune espèce de connaissance.

Un second témoignage est celui de Park lui-même. On trouvera t dans les deux relations , des noms semblables pour certains produits indigènes et pour plusieurs instrumens employés dans les arts. Les mots et les noms mandingues sont les mêmes ou analogues dans les deux relations.

(1) Je vois encore le nom de Jerry dans le nom des pays soumis à Mohammed-Labou (Massina, Temboctou, Jerry) : ce mot est-il pour Jenné ?

(2) La comparaison de ces deux cartes africaines avec les récits dTsaaco et d’Amadi - Fatouma, guides de Mungo-Park, offre dés résultats qui ne sont pas indignes d’attention : la place me manque pour les exposer.

REMARQ UES

Dans un article précédent, je crois avoir suffisaniment démontré l’accord des observations de M. Caillié avec celles d’autres voyageurs estimables, MM. Moilien, Watt et Winterbottom et le major Laing. Le récit de la fin du major Laing, recueilli par notre compatriote à Temboctou , et ensuite sur le théâtre même de la catastrophe , loin de contredire ceux qui sont parvenus soit au consul anglais, à Tripoli, soit au gouverneur pour le Roi au Sénégal , en confirme toutes les circonstances importantes h

Le premier voyage de Glapperton ne nous avait pas appris le nom du prince régnant à Temboctou; on pensait même que l’autorité appartenait en ce moment à une femme; et quand M. Caillié nous apprit que le chef suprême de Temboctou était nommé Osman y on ne pouvait concilier ce rapport avec les précédens : mais voilà des lettres du major Laing luimême , arrivées .depuis le retour de notre compatriote ; fune est datée de Temboctou, le 2 1 septembre 1826 , et nous révèle le nom du prince actuel; ce nom est aussi Osmân^.

Dans cette même lettre, le major Laing donne à la ville quatre milles de tour; ce rapport confirme la faible population supputée par M. Caillié. Il ajoute

(1) Voyez Quarterly Beview. Voyez aussi Bèjlexions surTètat des connaissances relatives au cours du DJiiolibâ, page 27.

(2) Ibidem, page 2 5.

qu’il a recueilli en- abondance des documens sur Temboctou. Si l’on en croit le récit fait par un Maure de

Saint-Louis, les livres du major seraient à la disposition d’un certain ‘Saleh , fils de l’iman à Teniboctou ; et suivant un autre , ils sont dans les mains des Touariks. Le temps nous procurera sans doute quelquesuns de ces matériaux, unique consolation pour une perte aussi déplorable.

La même exactitude se remarque dans les observations de M. Gaillié relatives aux marches , si f on prend pour terme de comparaison celles qui se rapportent à des contrées dont la géographie est connue; ainsi la distance de Fez à Arbate, par Méquinaz, est d’accord avec f itinéraire de M. Gaillié, sur le pied de trois milles à fheure.

Tant de motifs de confiance et d’intérêt recommandent assez fexaclitude du voyage, et par conséquent s’étendent sur des résultats que j’ai exposés précédemment; et cependant, l’histoire même de f entreprise y ajoute encore, s’il est possible, un degré de plus. Le goût de René Gaillié pour les voyages de découvertes annonça de bonne heure sa vocation. Dès son second débarquement au Sénégal, il s’occupa de se familiariser avec la langue des Maures L 11 ne parlait que de pénétrer dans f intérieur de f Afrique ;

(1) Voyez plus haut, tome , le récit de ses premiers voyages.

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