‹ Journal d'un voyage au LevantChapitre 116 sur 199 · LES RIVES DU JOURUAIN · texte numérisé non relu

LES RIVES DU JOURUAIN

bien aimé, en qui j’ai mis toute mon affection', »

Grand prophète, i|ue celui qui, pénétrant la mission toute spirituelle du Christ, pouvait dire de Jésus : « Voici l’Agneau de Dieu qui ôte les péchés du monde. »

L’histoire du peuple Juif passe et repasse sans cesse le Jourdain , le fleuve est pour ainsi dire tressé avec elle. — Loth, quand il se sépare d’Abraham, regarde du côté de l’Orient, il voit la plaine du Jourdain arrosée partout, comme le jardin de l'Éternel et comme le pays d'Égypte, et il la choisit pour le lieu de sa demeure*.

Sous Moïse, les enfants d’Israël refusent de passer le fleuve; sous Josué, ils obéissent. Dieu ordonne à son capitaine de faire porter l’arche devant le peuple; sitôt que les pieds des douze sacrificateurs sont mouillés pai' le courant, les eaux qui descendent de la source s’arrêtent en un monceau, celles qui vont à la mer Morte s’écoulent, et les sacrificateurs s’arrêtent sur le sec, au milieu du fleuve, pendant que les colonnes d’Israël traversent le lit du Jourdain. Josué y dressa douze pierres*.

Après une scène de délivrance, une scène de carnage! C’est Jephté, qui dans sa guerre contre Éphraïin, s’est emparé de toutes les issues. « Quand quelqu’un de ceux d’Éphraïin qui étaient échappés

» Jean, I. — «Genise, XIII.— » Josué, III et IV.

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