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LES FEMMES DE LA CAMPAGNE

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raies éclalanles, la barbe longue, l’air grave; les femmes drapées à visage découvert dans leurs voiles blancs , les clieveux ornés de longues liles de colonnades qui encadrent merveilleusement leurs figures d’un ovale pur. Elles sont sveltes, elles ont de grands yeux qui luisent doucement sous des sourcils dont l’arc est irréprocliable ; il y a dans leur profil, dans ce nez droit, dans cetle bouche charmante, quelque chose de sérieux à la fois et d’ingénu, qui prête à leurs traits un saisissant caractère de noblesse.

Et les fleurs du sentier, qu’elles sont jolies 1 chardons rouges , chardons violets , chardons roses , chardons jaunes épanouis au milieu de leurs épines étoilées; ombelliféres élégantes montées sur une lige mince, arrondissant leur petit parasol azuré, doré, argenté, que composent des milliers de fleurs parfaites; églantines blanches, églantines couleur de chair, exhalant le parfum de la framboise du sein de leurs guirlandes jetées à quelques rochers ; pétales lilas avec des cœurs soufre; papilionacées, crucifères, que sais-je, des trésors d’examen pour un savant, des trésors de paresseuse jouissance pour une ignorante.

Au soir, nous arrivons en face d’une vallée qui s’ouvre de l’occident à l’orient; c’est la vallée de Sichem. Elle monte entre deux montagnes. Celle qui la presse au nord, couverte de cactus jusqu’au sommet; c’est Ébal. L’autre, dépouillée, c’est

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