‹ Journal d'un voyage au LevantChapitre 133 sur 199 · LE PUITS UE LA SAHAHITAINE · texte numérisé non relu

LE PUITS UE LA SAHAHITAINE

VOUS dites qu’à Jérusalem est le lieu où il faut adorer ! » Un mot, un de ces mots qui vont jusqu’au fond.

« — Dieu est Esprit : il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité! » — Et la femme ne raisonne plus, elle laisse sa cruche, elle court à la ville, elle annonce la venue du Christ, lés habitants la suivent, le Seigneur demeure deux jours avec eux, et ils disent à la femme : « Ce n’est plus pour ta parole que nous croyons; car nous mêmes l’avons entendu, et savons que celui-ci est véritablement le Christ, lo Sauveur du monde. »

'Il n’y a pas même de margelle autour du puits, de grosses pierres en bouchent l’orilice. Mon mari, Louis, Betùni les enlèvent, l’ouverture est déblayée : pauvre petite ouverture, qui donne jour sur un trou sans eau. « Le puits est profond, » disait la Samaritaine ; il ne l’est plus, car Bétùni y descend sans disparaître. — Mais tout s’explique; ce n’est ici que le premier étage du réservoir; une pierre plate, scellée par les Arabes, recouvre le puits véritable qui a gardé son antique profondeur.

Nous remontons la vallée de Sickem; à quelque distance du puits, dans la vallée même, eoide une source; après la source vient un bois d’oliviers. Ces oliviers ont peut-être vu le Seigneur; iU sont, en tous cas, les contemporains des vieux oliviers de Gethséinané. Les croisés de l'armée de Godefroy qui venaient chercher à Naplouse du bois pour la cou-

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