NAZARETH
Vendredi, 5 mot 1848. — Noits quittons ce matin notre champ entouré de cactus; le bagage va nous attendre à Nazareth ;>endant que nous descendons à la mer de Tibériade. — Nous marchons dans l’étroite vallée qui sépare le mont Thabor des monts de Galilée; elle est pleine de grandes herbes» de moissons vertes, de chênes qui croissent par groupes au milieu des épis; dans leur feuillage épais, on enleml, comme sur tout le Thabor, roucouler les tourterelles. Le soleil n’est pas levé, la rosée brille encore, l’air est vivifiant, les fleurs sont fraiches, la sérénité descend du ciel dans le cœur.
Montagnes, vallées de Syrie, troupeaux de chèvres couchés vers les grands réservoirs, végétadon du midi et du nord , hameaux bibliques penchés au flancs des collines, je ne vous quitterai qu’avce des larmes !