SAINT LOUIS
gypte, elle y a été balliie; sept à huit cents chevaliers tout au plus la composent; elle en voit de temps en temps vsnir d’Égypte, mais vieux et cassés. Il y a un roi aussi, saint Louis, le valeureux, le chevaleresque, le roi chrétien, secoué par l’épreuve, toujours ferme dans la foi. — Blanche le rappelle en France, on tient conseil , tous sont d’avis de repartir; Joinville contre tous supplie le roi de rester; il lui rappelle le propos d’un sien cousin ; « Vous allez outre mer, mais prenez garde au revenir , nul chevalier, ni pauvre, ni riche, ne peut retourner sans être honni, s’il laisse entre les mains des Sarrasins le menu peuple, en quelle compagnie il est allé! » — Et saint Louis reste.
Je ne dis rien du siège de Napoléon, de celui d’Ihrahim, du homhardement de 1840.
Ici nous quittons la mer, nous coupons la plaine pour arriver à Ras el Nakhora , lieu de notre campement. D.ins la campagne, près de Saint-Jeand’Acre, s'élèvent des tours carrées; ce sont des siphons placés de distance en distance sur le canal et destinés à faire remonter les eaux è leur niveau primitif; de larges aqueducs -traversent la plaine: quelques champs, beaucoup de jachères, un sol admirablement fécond; çà et là des jardins d’orangers ; celui d’Abdallah Pacha et la forêt plantée par Ibrahim ; mais les arbres en sont mal tenus, ils meurent par la cime. Pourtant ce sont des orangers , ils por-