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pour les œuvres qu’il nous destine; il est impossible qu’il ne le fasse point : « Quand les mères oublieraient leurs enfants, moi je ne t’abandonnerai pourtant pas. »
La pluie nous retient deux heures ce matin. Notre bagage se rend directement à Beyrouth. Nous y allons par le Liban.
La rivièie se cache sous les lauriers-roses, sous les grenadiers dont les Heurs écarlates paraissent parmi les grandes lianes qui jettent leurs abondantes draperies sur tous les arbres; les églantiers ouvrent leurs corolles blanches au milieu de cette fraîche verdure; l’eau roule calme- et profonde; tout le long montent les plantations de mûriers et d’oliviers.
Nous entrons dans le Liban par ce défilé; voici huit heures que nous y marchons, et toujours des cimes plus élevées, plus sévères, se sont dressées derrière celles que nous venions de gravir. A cette heure j’écris devant un dernier plan à demi perdu dans les nuages Lorscpie la nuée se déchire, je vois des traces de neige descendre par toutes les gorges et par toutes les déchirures.
Mon Dieu, que tes œuvres sont belles ! que ces solitudes, que ces hauts sommets où le Seigneur .se plaisait conviennent à mon àme, que je voudrais planter ma tente sur ces gazons alpins, dans cet air qui vivifie, sous ce ciel, devant ces cimes qui ni.