I.G PALAIS DE l'Émir
Nous avons, plus tard, questionné Antonio. — Antonio ! est-il vrai que les Druses mangent de la viande crue?
— Les Druses, Madame, el les Maronites, et moi encore! ajoute naïvement Antonio-, c’est-à-dire,
mange on ne la mange pas toujours comme cela.
Quand on tue un mouton, eh bien! on prend un morceau de foie ou de quelque chose, avec du pain , c’est délicieux.
Notre employé continue; il y a deux ans qu’il n’a ouvert la boucite en français, ne faut-il pas qu’il se dédommage? Pas un mot ne lui manque. Je voudrais bien lui donner mon journal à écrire.
— Les Druses occupent la partie du Liban que vous venez de traverser; vous traverserez encore leurs villages aujourd’hui.
— Qui gouverne la Montagne ?
— Deux Caimakans, l’iin Druse, l’autre Maronite; nous autres Turcs, nous gardons Deïr cl Kammar : la tête du Liban ; nous avons deux mille hommes
Nous lui faisons compliment sur la tenue de l’hôpital.
— Savez-vous qu’on change quatre fois par semaine la garniture des lits, et plus souvent lorsque la maladie l’exige? Nous descendons deux fois la semaine à Deïrel Kammar pour donner les consultations gratuites. Aux pauvres, on accorde les dro-