‹ Journal d'un voyage au LevantChapitre 181 sur 199 · LA PLAINB DE BEYROUTH · texte numérisé non relu

LA PLAINB DE BEYROUTH

large de ces terrasses a tout au plus six pieds, les terrasses ordinaires en ont cinq; l’extrémité, l’endroit justement où l’on tourne, en a rarement plus de quatre, et souvent n’en a que trois; eh bien, les bœufs, — petits bœufs à la vérité, — la charrue, l’homme, tout cela s’en tire. L’homme porte la charrue, les bœufs passent délicatement leurs cornes entre les arbres, leur quatre pieds se substituent les uns aux autres, et le tour s’opère !

Nous voilà dans la plaine. Ah ! c’est ici, vraiment ici Canaan. Les arbres du Midi et ceux du Nord, les parfums des Iles fiorromées et la iValcheur des Alpes, des eaux abondantes, des cultures, des lianes qui enveloppent les haies de grenadiers; des oliviers, des orangers, un ciel bleu, une mer bleue, Beyrouth éclatante de blancheur tout auprès, et ces sables rouges qui tranchent avec la puissante verdure, et l’amphitéâtre royal du Liban qui embrasse la plaine, qui embrasse les flots, de ses terrasses de montagnes, et son Gebel Sünnin à tête blanche, large, appuyé sur ses contre-forts neigeux !

A une demi-lieue environ de Beyrouth, au milieu de la plaine, au milieu des orangers, des cactus en fleurs, des palmiers, de cette abondante végétation tropicale, il y a quelque chose qui, pour moi, surpasse tout ce que j’ai vu par la magnillccnce du contraste: c’est un grand bois de pins, ouvert d<! larges clairières, avec des pins en parasols (pii.

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