‹ Journal d'un voyage au LevantChapitre 182 sur 199 · LA PLAINE DE BEYROUTH · texte numérisé non relu

LA PLAINE DE BEYROUTH

s’élançant çà et là, arrondissent leur tôte élégante à vingt pieds au-dessus du premier dôme et de la première ombre. Qu’on regarde la plage et la rade au travers, qu’on se tourne et qu’on regarde le Liban, qu’on erre entre ces colonnes, sous ces voûtes, dans cette fraîcheur: cela est toujours d’une parfaite beauté.

Magnificence de mon Dieu, tu éclates à tous les bouts de la terre; mais il semble qu’ici tu aies plus de richesses, plus d’ampleur et plus de sourires que sous d’autres cieux.

Nous voici à la campagne, au bord de la mer; chez Antonio — non pas le nôtre — l’écume lorsqu’elle jaillit mouille les arbres du jardin, l’arceau du balcon encadre la baie de Beyrouth et le Liban. Ces splendeurs m’émerveillent. Hélas! elles tombent sur un cœur profondément triste du malheur des siens, et profondément misérable.

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