ENCORE LE CANICHE
bon maître revient, excédé dé fatigue, ayant chaud, ayant faim, ayant suif, s’étant brigandé ; mais enchanté d’avoir trouvé tout au fond d’un trou, quelques pilliers à tête d'Athor, un sanctuaire couvert d’hiéroglyphes, des pierres arrondies par le haut, profondément gravées, debout dans le temple et hors du temple; il n’a pas éclairci le mystère, qu’importe? il est au troisième ciel !... Le caniche à l’audace de supposer que cette superlative satisfaction est chez son bon maître, plus alTaire de conscience qu’affaire de nature. — Mais laissons là pour n’y plus revenir, ce caniche trop émancipé.
Un nègre réfugié chez les Taouarahs fait du charbon au pied de la montagne; il en fait avec de mauvaises petites plantes dont la tige mère n’a pas un pouce d’épaisseur. 11 gagne cinq parahs par jour à ce métier. I.æs Taouarahs, (|ui l’ont bien accueilli, . le désignent cependant avec un air do supériorité, sous le nom d'esclave.
Ouadi liarrak où nous passions hier la nuit, fut, il y a, trente ans, le théâtre d’une bataille entre les ^,2'aouarahs et les troupes de Méhemet-Ali. Là cara- ,.vane; de la Mecque traverse le territoire des Taouarahs; ceux-ci, par conséquent, se croyaient le droit de l’escorter seuls. Le pacha qui en jugeait diffé- .remment, la lit accompagner par d’autres Bédouins; les Taouarahs, après de vaines réclamations, fondirent sur la caravane et la pillèrent. On se ré-
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